PS - NM - Emmanuelli

Publié le par France Républicaine

PARIS, 23 mai 2005 (AFP) - Le député PS des Landes Henri Emmanuelli, en campagne pour le non à la Constitution européenne, estime que l'Europe "est devenu l'outil d'une libéralisation forcée", dans un entretien à paraître mardi dans le quotidien économique La Tribune.

"L'Europe, dont on pensait qu'elle pouvait être le niveau pertinent de la résistance aux dégâts sociaux, est devenu en fait l'outil d'une libéralisation forcée" en cas de victoire du oui, déclare M. Emmanuelli.

"Voilà des années que ce mouvement est en marche et il va s'accélérer, avec ou sans traité, ajoute le député des Landes. Mais si l'on vote ce traité, on s'interdit de se donner les moyens de lutter pour la préservation de l'emploi, des niveaux de salaires, des conditions de vie des salariés", estime-t-il.

Selon l'ancien président de l'Assemblée nationale, "incapable de financer l'élargissement, l'Europe encourage les nouveaux pays à pratiquer le dumping social et fiscal, alors qu'il faudrait pouvoir harmoniser la fiscalité et mettre des normes sociales européennes".

D'autre part, dans un entretien au Figaro à paraître mardi, M. Emmanuelli suggère d'utiliser l'arme budgétaire pour obtenir une renégociation du traité, en cas de victoire du non en France.

"La France est l'un des plus gros contributeurs au budget européen, si les autres pays ne veulent pas discuter avec nous, nous leur donnerons rendez-vous à l'ouverture de la session budgétaire. Ce n'est pas très élégant mais cela me paraît réaliste", affirme le député socialiste.

 

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