référendum - sondage Ipsos 53%

Publié le par France Républicaine

PARIS, 23 mai 2005 (AFP) - Le non au référendum du 29 mai sur le traité constitutionnel européen gagne deux points avec 53% des intentions de vote, le oui obtenant 47% (-2), selon un sondage Ipsos/Le Figaro/Europe 1 rendu public lundi.

Alors que la campagne référendaire entre dans sa dernière semaine, c'est le huitième sondage consécutif qui donne la victoire au non.

Le non continue de marquer une progression constante: selon le précédent sondage Ipsos, réalisé les 13 et 14 mai, il était repassé en tête avec 51% des intentions de vote contre 49% pour le oui.

Deux enquêtes d'opinion antérieures, réalisées les 29-30 avril et les 6-7 mai, le donnaient à 47% puis à 50%.

Le non continue notamment sa progression au sein de la gauche parlementaire où il recueille 60% des intentions de vote (+1). Il gagne quatre points chez les sympathisants socialistes avec 54% des intentions de vote contre 50% les 13 et 14 mai.

Le oui reste largement en tête chez les sympathisants de la droite parlementaire où il recueille 73% des voix (+1) contre 27% pour le non, notamment à l'UMP (73%, +1).

Les Français sont par ailleurs de plus en plus fermes sur leur choix: il est définitif pour 71% d'entre eux alors que 9% "peuvent encore changer d'avis" et 20% ne se prononcent pas.

Les partisans du oui sont à 91% sûrs de leur choix, ceux du non à 88%.

En outre, de plus en plus de sondés pronostiquent une victoire du non. Ils sont 41% dans ce cas contre 27% dans le sondage précédent, soit 14 points de progression. "L'idée désormais majoritaire d'une défaite du oui est maintenant en phase avec le souhait des Français", souligne le directeur d'Ipsos, Pierre Giacometti.

Les Français ne sont "pas convaincus des conséquences supposées néfastes d'une victoire du non", explique-t-il. Une majorité de sondés (55%) estime en effet qu'en cas de victoire du non, la France "obtiendra probablement (34%) ou certainement (21%) une renégociation" du traité constitutionnel.

40% d'entre eux pensent au contraire que la France n'obtiendra "certainement (17%) ou probablement (23%)" pas de renégociation.

45% sont plus inquiets d'une victoire du oui et 36% d'une victoire du non.

73% contre 22% des personnes interrogées jugent que le non au référendum "n'entraînerait pas une dégradation, dans les mois à venir, de la situation économique en France".

50% contre 45% ne pensent pas que si le non l'emporte, "cela affaiblirait de façon majeure la position de la France en Europe".

La campagne officielle pour le référendum prenant fin vendredi 27 mai à 24HOO, les instituts de sondage ne pourront plus alors publier de sondage jusqu'à la clôture du scrutin, dimanche 29 à 22H00.

Sondage réalisé par téléphone les 20 et 21 mai auprès d'un échantillon national de 950 personnes, représentatif de la population inscrite sur les listes électorales (méthode des quotas).

 

@

 

PARIS, 23 mai 2005 (AP) - A six jours du référendum sur la Constitution européenne, le "non" recueille 53% d'intentions de vote, soit une progression de deux points par rapport à la précédente enquête des 13 et 14 mai et une hausse de six points depuis fin avril, selon un sondage Ipsos pour "Le Figaro" et "Europe-1" rendu public lundi.

A gauche, 54% des électeurs du PS sont pour le "non", soit une augmentation de quatre points depuis mi-mai et de dix points depuis fin avril, alors que ce sondage a été réalisé après la dernière intervention de Lionel Jospin. A droite, le "oui" atteint 73%, en hausse d'un point depuis mi-mai. Quelque 20% des personnes interrogées, certaines d'aller voter, n'ont pas exprimé d'intention de vote.

La cristallisation du vote est, en outre, en train de s'opérer puisque 91% des sondés qui veulent voter "oui" affirment que leur choix est définitif, contre 88% côté "non". Selon Ipsos, l'indécision reste toutefois plus prononcée à gauche et chez les électeurs tentés par le "non". Les électeurs socialistes semblent les moins certains de leur choix puisque 60% disent pouvoir encore changer d'avis.

Par ailleurs, en cette fin de campagne, plusieurs des arguments clés du camp du "oui" peinent à convaincre. Ainsi, en cas de victoire du "non", 73% des sondés ne croient pas à une dégradation de la situation économique en France, 55% estiment que la France obtiendrait une renégociation et 50% pensent qu'elle ne serait pas affaiblie. "En cette fin de campagne, le bilan de la bataille des argumentaires apparaït ainsi nettement favorable au camp du 'non'", explique Pierre Giacometti, directeur d'Ipsos.

Enfin, l'institut Ipsos pronostique une forte participation dans les urnes dimanche prochain, mobilisation qui pourrait atteindre 67%, soit un niveau proche des 71% du référendum de 1992 sur le traité de Maastricht.

Ce sondage a été réalisé les 20 et 21 mai par téléphone auprès d'un échantillon de 950 personnes, représentatif de la population française inscrite sur les listes électorales (méthode des quotas). Ipsos prévient que "les résultats de l'intention de vote ne constituent pas un élément de prévision du résultat électoral".

 

Publié dans Actualité

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article