Fédération nationale des transports routiers FNTR

Publié le par France Républicaine

PARIS, 23 mai 2005 (AFP) - A six jours du référendum sur la Constitution européenne, la Fédération nationale des transports routiers (FNTR, patronat) lance un cri d'alarme sur la crise du pavillon français, en affichant "Oui ou non mais je veux survivre" au dos des camions à partir de lundi.

"L'objectif est d'afficher ce slogan sur 50.000 camions durant la première semaine, pour atteindre 100.000 la deuxième", a précisé à l'AFP le délégué général de la FNTR Jean-Paul Deneuville.

La fédération, qui revendique quelque 4.000 adhérents, veut attirer l'attention sur "la désespérance et le désespoir" des patrons face à la chute du pavillon français en Europe, handicapé par des coûts sociaux et fiscaux supérieurs aux autres pays.

"Pour les transports internationaux partant ou arrivant en France, la part du pavillon français a chuté de 52% en 1992 à 38% actuellement. Quant aux transports intérieurs (cabotage), un tiers est désormais réalisé par des sociétés étrangères", a souligné M. Deneuville.

Les transporteurs français, qui pâtissaient déjà de la concurrence de leurs voisins européens dans l'Union européenne à 15, souffrent d'écarts encore plus importants avec les nouveaux entrants.

"La fiscalité sur le carburant est 26% supérieure en France à celle des pays entrants. Or cela représente 12,5% du coût de revient d'une entreprise de transports", selon la FNTR. "Les salaires entre l'Est et l'Ouest sont dans une proportion de 1 à 3", a précisé son délégué général.

Outre une transparence des contrats de transports notamment pour répercuter la flambée des prix du gazole (+23% depuis début 2005), la fédération réclame un contrôle des transports étrangers en France et l'application en droit français de la directive européenne "détachement", qui applique la loi sociale du pays d'accueil aux conducteurs exerçant en France.

Elle souhaite aussi une baisse et une harmonisation de la fiscalité européenne sur le carburant, un allègement des charges sociales, une diminution de la taxe professionnelle et, à moyen terme, un régime européen pour les conducteurs de transports internationaux de longue durée.

"Si nous n'obtenons pas de réponses, nous devrons muscler notre mouvement", a prévenu M. Deneuville.

 

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