Mouvement Républicain et Citoyen MRC

Publié le par France Républicaine

 

Par Véronique BUTTIN

PARIS, 20 mai 2005 (AFP) - Quelque 500 militants du Mouvement républicain et citoyen (MRC), qui militent pour un non "fier et résolu" au référendum de la Constitution européenne, se sont réunis, vendredi à Paris, pour un grand meeting de campagne autour de leur président d'honneur Jean-Pierre Chevènement.

Deux personnalités européennes, Jean-Maurice Dehousse, ancien ministre socialiste belge et Matthew McGregor, dirigeant du syndicat des Transports en Grande-Bretagne, étaient également présents au côté de Georges Sarre, premier secrétaire du MRC.

L'ancien sénateur de Paris, Jean-Yves Autexier, a dénoncé "l'ouragan de bobards" des partisans du oui et regretté que la voix du MRC ne puisse se faire entendre dans les médias. "Mais nous ne nous laisserons pas étrangler en silence", a-t-il affirmé.

Et s'adressant aux militants du oui à gauche, PS, Verts et PRG, il a condamné la "gauche (qui) a perdu les pédales, (qui) a perdu tous ses repères". L'ancien Premier ministre Lionel Jospin, dont Jean-Pierre Chevènement fut l'un des ministres avant de démissionner, a également été vivement critiqué pour sa prise de position pour le oui.

Prenant vivement à partie la Commission européenne, qu'il a qualifiée de "prison libérale", il a déclaré: "nous ne voulons plus être gouvernés" par cette instance "non élue", par ces "dogmatiques du libre-échange". Il a ironisé sur l'appel du gouvernement français à cette Commission européenne à Bruxelles pour tenter de régler la question des importations de textile chinois : "c'est demander à l'incendiaire de se faire pompier", a-t-il dit.

"souveraineté populaire"

"Je demande solennellement à Jacques Chirac, qui se comporte exclusivement en chef du oui, de se ressaisir", a lancé l'ancien ministre, "car il appartient au président de la République, garant des institutions, de respecter la souveraineté populaire".

Car, pour le maire de Belfort, "en prétendant qu'il n'y aura pas de renégociation si la France vote non au référendum qu'il a décidé lui-même d'organiser, Jacques Chirac abaisse la fonction présidentielle".

En votant non le 29 mai, "la France exigera du président de la République qu'il négocie un nouveau traité", a affirmé M. Chevènement, et le chef de l'Etat devra "se soumettre au suffrage populaire, respecter la souveraineté populaire".

Devant un auditoire très sage, Georges Sarre a alerté : "la nation française est menacée en tant que projet politique". "Le 29 mai, le peuple français a une chance historique d'exprimer son rejet de tous ceux qui le trompent depuis trop longtemps en se cachant derrière l'Europe", a-t-il assuré en prédisant un "non de courage et de liberté".

"Si le non l'emporte, il ne faudra pas, une fois de plus, se laisser voler notre victoire", a-t-il dit en exhortant les militants à se "mobiliser pour combattre et chasser le chaos actuel". "Vous pourrez dire +j'y ai contribué+".

Jean-Maurice Dehousse, très présent sur les meetings du non de gauche en France pendant toute cette campagne, est venu "apporter un témoignage" en tant que "belge, socialiste et européen" et a souhaité la victoire d'un "non retentissant".

"C'est le oui qui enferme et ce sera la non qui libérera la gauche, la France et l'Europe", a assuré Jean-Yves Autexier. "Le peuple doit prendre la parole le 29 mai", a-t-il lancé en promettant "le 29 mai, la République se fera respecter". "Le peuple en votant non se fera respecter", a affirmé pour sa part M. Chevènement.

 

Publié dans Actualité

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article