PS - Fabius

Publié le par France Républicaine

AMIENS, 19 mai 2005 (AFP) - Laurent Fabius, numéro 2 du PS, a déclaré jeudi à Amiens que si le non l'emportait le 29 mai, "il faudra travailler à nouveau pour construire une Europe sociale".

"Si la France dit oui, elle choisira une Europe libérale. Si elle dit non, il faudra travailler à nouveau pour construire une Europe sociale", a déclaré M. Fabius, partisan du non à la Constitution , au cours d'un point de presse.

Le résultat du référendum aura également "des conséquences sur la gauche et le Parti socialiste que j'aborderai avec une idée fixe: rassembler, rassembler, rassembler", a-t-il affirmé.

Le 29 mai "les Français vont s'exprimer, ensuite tout le monde devra en tenir compte", a-t-il dit. "J'ai des convictions, elles sont partagées par beaucoup de gens à gauche", a fait valoir M. Fabius.

Interrogé sur la participation de Lionel Jospin à une réunion publique jeudi soir à Nantes, l'ancien Premier ministre a estimé "très intéressant quand les autres s'expriment".

"J'ai une règle, je ne dirai rien qui puisse gêner le rassemblement des socialistes, le rassemblement à gauche", a-t-il ajouté.

 

@

 

PARIS, 19 mai 2005 (AFP) - Laurent Fabius, numéro deux du PS, a jugé "dangereuse" dans la perspective de la présidentielle 2007 la "coupure" entre "beaucoup de dirigeants" du PS qui sont pour le oui au référendum sur la Constitution européenne et la "base sociale" du parti, "davantage pour le non".

"Je constate que beaucoup de dirigeants (du PS) sont pour le oui, mais que les faits et notre base sociale, eux, sont pour le non. Cette coupure entre ce que j'appelle les +deux France+ est dangereuse pour notre pays et pour la gauche", a affirmé M. Fabius, interrogé par La Croix à paraître vendredi sur le poids de la campagne référendaire dans la préparation du PS pour la présidentielle de 2007.

"Le PS doit se souvenir des enseignements de François Mitterrand: affirmer notre volonté européenne et rassembler la gauche, pour ensuite rassembler au-delà. C'est le chemin qu'il faut suivre", a-t-il poursuivi.

"Trop peu d'ouvriers, d'agriculteurs, d'employés, de couches moyennes, de retraités et de jeunes ont voté pour notre candidat à la dernière élection présidentielle. Il faut éviter de nous retrouver dans une situation comparable", a jugé M. Fabius.

 

Publié dans Actualité

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article