Clémentine Autain

Publié le par France Républicaine

PARIS, 18 mai 2005 (AFP) - Plusieurs militantes féministes ont lancé mercredi un appel à voter non au référendum sur la Constitution européenne, autour de Clémentine Autain (app-PCF), adjointe au maire de Paris et Tania Assouline (PS), porte-parole des jeunes des collectifs du non socialiste.

Ces femmes ont présenté, au cours d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale, le texte de leur appel, "un texte féministe et politique" selon Mme Autain, déjà signé par des femmes engagées dans le combat politique, syndical et associatif, et plusieurs hommes, qui sont "tout à fait les bienvenus".

Cette démarche vient en "réaction aux initiatives des femmes pour le oui autour de Simonel Veil, Martine Aubry ou Ségolène Royal", ont expliqué les signataires, en affirmant que le traité constitutionnel "ne laisse pas aux femmes le droit à disposer de leur corps".

Si "le droit à la vie est reconnu", en revanche "le droit à l'avortement ne l'est pas", ont-elles regretté en qualifiant cette absence de "faille juridique". La question du droit de libre disposition de son corps est "fondamentale et non pas contingente", ont-elles affirmé, et "au moins aussi importante que la liberté de circulation des capitaux ou la politique agricole commune".

Alors que cet argument sur le risque d'une remise en cause du droit à l'avortement est récusé par les partisans du oui, de gauche comme de droite, Clémentine Autain a affirmé qu'il n'était pas question de vouloir "faire croire à une menace sur le droit à l'avortement dans les pays où il est reconnu".

Mais "comment des pays comme l'Irlande, la Pologne ou le Portugal peuvent signer tranquillement un texte qui affirme l'égalité des hommes et des femmes alors qu'ils ne reconnaissent pas le droit à l'avortement ?", s'est-elle interrogée. "Il n'y a pas d'égalité sans libre disposition de son corps", a-t-elle insisté.

Parmi les premiers signataires, Constance Blanchard, présidente de l'UNL (lycéens), Claire Villiers (Alternative citoyenne, vice-présidente du Conseil régional d'IDF), Martine Durlach (PCF, adjointe au maire de Paris), ou encore Francine Bavay (Verts).

 

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