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Publié le par France Républicaine

PARIS, 12 mai 2005 (AFP) - La FSU, principale fédération du monde éducatif, a réaffirmé jeudi son "profond désaccord" avec la constitution européenne, qui fige le principe de la "concurrence libre et non faussée", est "défavorable" aux services publics et n'offre pas de garanties en matière d'éducation, selon elle.

Mardi et mercredi, le Conseil délibératif fédéral national (CDFN), son parlement, se réunira pour débattre de sa position sur le traité, et mettre au point une synthèse des différentes lectures des syndicats qui le composent.

"Nous avons exprimé en janvier notre +profond désaccord+ avec le traité: même si nous ne donnons pas de consigne de vote, notre avis n'est pas neutre, et nous voulons le faire entendre", a déclaré Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, lors d'une conférence de presse.

Pour la FSU, salariés, retraités et jeunes vivent "les conséquences de plus en plus amères d'une Europe des marchés": concurrence "érigée en dogme", délocalisations, suppressions d'emplois, "droits sociaux en peau de chagrin", services publics "transformés en réduits assiégés".

Le traité, "loin de permettre de changer ces politiques, les fige en donnant valeur constitutionnelle aux principes qui les guident et les produisent".

Ainsi, en matière de services publics, il renvoie à une loi-cadre, sans garanties "ni de contenu ni même de calendrier" et la "règle sans cesse réaffirmée est celle de la +concurrence libre et non faussée+".

En matière d'éducation, "rien ne vient garantir l'existence de services publics et donc d'un service public d'éducation porteur d'intérêt général".

Jugeant "difficile de se faire entendre dans le concert médiatique actuel", la FSU développe son argumentaire dans un livre intitulé "Une constitution contre l'Europe", de Louis Weber, aux éditions Syllepse, 158 pages, en vente au prix de 6 euros.

 

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