Pierre Messmer

Publié le par France Républicaine

PARIS, 11 mai 2005 (AP) - L'ancien Premier ministre Pierre Messmer votera "non" au référendum du 29 mai sur la Constitution européenne, a-t-on appris mercredi auprès de son association Présence et action du gaullisme.

"La Constitution européenne telle qu'elle est soumise à référendum est mauvaise pour la France", a déclaré le dernier Premier ministre de Georges Pompidou (juillet 1973-mai 1974) lors de l'assemblée générale annuelle de l'association, tenue le 29 janvier dernier et dont le compte-rendu a été diffusé mercredi.

M. Messmer, âgé de 89 ans, n'a pas l'intention de faire campagne du fait de ses fonctions de chancelier de l'Institut de France, qui l'astreint à un devoir de réserve, a précisé Philippe Nivet-Doumer, secrétaire général de Présence et action du gaullisme.

Les gaullistes partisans du "non" ont applaudi la prise de position de l'ancien Premier ministre. Le député UMP Nicolas Dupont-Aignan, qui a publié le compte-rendu de l'assemblée générale de Présence et action du gaullisme en se prévalant de l'autorisation de Pierre Messmer, y a vu "une bonne nouvelle pour tous ceux qui sont attachés à une certaine idée de la France".

La publication de ce compte-rendu intervient alors que les gaullistes se divisent entre partisans du "oui" et du "non". Les parlementaires UMP signataires de l'appel pour un "oui gaulliste", lancé par Patrick Ollier, se sont réunis symboliquement mercredi matin au pied de la statue du général en bas des Champs-Elysées à Paris.

 

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PARIS, 11 mai 2005 (AFP) - L'ancien Premier ministre Pierre Messmer estime que "la Constitution Européenne, telle qu'elle est soumise a référendum, est mauvaise pour la France et qu'il n'y a pas lieu d'imaginer une catastrophe si le non l'emporte", dans une déclaration rendue publique jeudi.

"Ce projet est dangereux car il élargit le domaine des compétences déléguées en priorité à la commission puis au parlement", dit M. Messmer dans une déclaration faite récemment devant l'association Présence et Action du Gaullisme, qu'il préside.

M. Messmer évoque également des "risques de blocage" qui peuvent "conduire à une paralysie générale qui ne peut que croître avec l'élargissement progressif de l'Europe".

Par ailleurs "le projet constitutionnel ne comporte aucune règle sociale face au dumping provoqué par la concurrence des pays les plus pauvres par rapport à ceux de la vieille Europe", selon le Chancelier de l'Institut de France.

Pierre Messmer et neuf autres personnalités issues notamment du gaullisme ont créé, en novembre, un "collectif pour une confédération des Etats d'Europe" pour dire non à la Constitution européenne.

En avril plusieurs autres gaullistes historiques, dont Pierre Lefranc, ancien chef de cabinet du général de Gaulle, et Pierre Maillard, qui fut son conseiller diplomatique, ont également lancé un appel à voter non à la Constitution.

 

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