MRC - Sarre

Publié le par Laurent Pelvey

lettre de Georges Sarre aux militants du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC), 09/05/2005

 

 

Chers camarades,

 

La bataille pour le NON entre dans sa dernière ligne droite. Des millions de Français débattent, des millions de Français espèrent, des millions de Français s'apprêtent à voter NON le 29 mai prochain.

Pourtant rien n'est joué. Le rouleau compresseur médiatique est en marche. Tous les slogans, toutes les contre vérités sont utilisés. Le pouvoir n'hésite plus à détourner la mémoire des héros, victimes et martyrs de la Seconde Guerre Mondiale au profit d'une campagne de contre-vérités et d'agitation des peurs, en faveur du « traité constitutionnel ». Face à la pression médiatique, de très nombreux citoyens se sont rassemblés le 9 mai, place de l'Europe. Cette manifestation, à laquelle je participais avec de nombreux militants du M.R.C., a été un succès.

Le camp du « OUI » a une double logique : d'une part, le néo-libéralisme, c'est-à-dire la soumission aux marchés, la soumission à la loi de la jungle ; d'autre part l'oligarchie, c'est-à-dire le pouvoir confisqué par un petit nombre, technocrates, bourgeois mondialisés, pseudo-intellectuels mondialistes. L'oligarchie maintient le néo-libéralisme financier ; le néo-libéralisme financier nourrit l'oligarchie, fermez le ban !

Cette alliance de l'oligarchie et du néo-libéralisme est la source de la « compatibilité du oui de gauche et du oui de droite ». Et cette famille des « compatibles » a un chef, ou du moins un grand prêtre : Valéry Giscard d'Estaing. Il est édifiant de constater que le battu du 10 mai 1981, l'homme que les Français ont choisi de renvoyer à Chamalière voici tout juste vingt-quatre ans, tente d'imposer sa logique politique, économique et sociale, tant de fois rejetée par nos concitoyens. Il nous faut donc nous battre, ardemment, passionnément, avec détermination contre le projet de « Constitution européenne », contre un projet qui consacrerait la loi de la jungle dans nos pays.

Les dangers qui découleraient du « OUI » sont multiples : il ne fait aucun doute que les projets les plus dangereux comme la directive « Services », dite Bolkestein, seraient ressortis (elle est d'ailleurs substantiellement reprise dans le traité à l'article 144), que la directive « temps de travail » serait adoptée. Il ne fait aucun doute que notre droit - constitutionnel, administratif, social etc. serait livré (en vertu de l'article I-6 de la « Constitution » européenne) à l'activisme prédateur de la Cour de Justice de l'Union Européenne, une institution habituée à manipuler le droit.

Un pouvoir qui a peur se radicalise. Les tenants du OUI, après l'angoisse de plusieurs semaines de montée du NON, n'hésiteront pas, si le OUI l'emporte, à prendre une revanche sociale. Au contraire, si le NON l'emporte le 29 mai, nous nous battrons pour créer les conditions d'une autre politique.

Le NON est un NON d'espoir, argumenté, et qui n'a rien à craindre des boniments ouiouistes. Battons nous, encore et toujours, pour un bilan de l'intégration européenne : montrons du doigt les régressions démocratiques, économiques et sociales qu'elle a causées. Et dessinons la perspective d'un autre projet européen : car le NON permettra la renégociation ! En effet, après le 29 mai, la vie continuera et la France, loin d'être un « mouton noir », sera félicitée par les peuples de ne pas avoir eu une attitude de mouton... Le NON, coup d'arrêt symbolique mais essentiel, sera le 29 mai, la base d'une alternative pour la France et l'Europe. C'est ce à quoi le NON Républicain contribue.

Chacun doit se mobiliser dans ces trois dernières semaines pour que le 29 mai pas une voix ne manque. Il convient d'accentuer notre présence.

Le M.R.C. a d'ores et déjà réalisé plus de deux cent réunions publiques en France. Ne nous endormons pas sur ces lauriers : il faut multiplier les réunions publiques, contradictoires si possibles, ou, à défaut, les cafés républicains. Aussi souvent que nous le pouvons, nous devons prendre l'initiative de ces réunions. Aussi souvent que, localement, nous y sommes invités, nous devons aussi nous associer à ceux qui, à gauche, défendent aussi le « NON ».

En plus des réunions, les nombreux tracts préparés localement ou par l'équipe nationale du MRC doivent être distribués à grande échelle. L'affichage doit être poursuivi, amplifié. N'hésitez pas, aussi, à utiliser les moyens de communication électroniques, notamment les courriels.

Il faut enfin, inlassablement, démarcher tous les médias locaux et départementaux, pour obtenir non seulement la couverture des événements que nous organisons, mais aussi des tribunes d'expression libre ou des interviews.

Je sais que vous faites ce travail, et qu'il est difficile. Je vous fais confiance pour tenir bon. Le NON peut l'emporter. Mobilisons-nous plus que jamais : voix après voix, nous construisons la victoire !

 

Salut et fraternité !

 

Publié dans Actualité

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