PS - FM - Dolez

Publié le par France Républicaine

BESANÇON, 9 mai 2005 (AFP) - Le député PS du Nord Marc Dolez a affirmé lundi que si le non l'emporte au référendum sur la constitution européenne, "il y aura forcément renégociation".

"Si la France dit non, compte tenu de la signification de son non, de sa résonnance, de sa place dans la construction de l'Europe depuis le début, il y aura forcément renégociation", a affirmé M. Dolez lors d'un point presse à Besançon.

"Si les Français votent non, ils confient un mandat de renégociation aux autorités de la République et dire, avant même que le peuple s'exprime, qu'il n'y aura pas de renégociation donc qu'on ne peut que dire oui, c'est une drôle de conception de la démocratie", a critiqué M. Dolez, qui fait campagne "en son nom personnel" depuis fin mars avec deux militants socialistes Jacques Généreux (Nouveau Monde) et Gérard Filoche (Nouveau Parti socialiste).

Ce dernier a estimé que "le non français sera applaudi, imité, courtisé" et s'est dit convaincu que le traité fera l'objet de nouvelles discussions car "même un libéral, quand il reçoit un coup de pied aux fesses, est obligé de se protéger du suivant".

M. Filoche a également affirmé qu'un non victorieux serait forcément "un non de gauche".

"A Bruxelles, ils l'ont bien compris, a-t-il expliqué, ils nous font aujourd'hui toutes les promesses du monde et cachent les directives antisociales. S'ils cherchaient à contrer Le Pen, ils feraient plutôt des promesses centrées sur la souveraineté du parlement".

Marc Dolez a assuré "rencontrer beaucoup" de militants socialistes ayant voté oui au référendum interne au parti et ayant "changé d'avis en s'apercevant qu'il ne peut y avoir de différence entre un soi-disant oui de droite et un soi-disant oui de gauche".

 

Publié dans Actualité

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article