Simone Veil - Roland Dumas

Publié le par France Républicaine

PARIS, 9 mai 2005 (AFP) - Roland Dumas, ancien président du Conseil constitutionnel, estime que Simone Veil, qui s'est mise en congé de cette institution pour faire campagne pour le oui au référendum sur l'Europe, "aurait dû éviter la polémique en démissionnant".

"Son attitude prête à équivoque et peut poser beaucoup de problèmes à l'avenir", ajoute M. Dumas dans une interview publiée dans le Figaro de mardi, en rappelant que "le Conseil doit être insoupçonnable et intouchable" et que ses membres "prêtent un serment qu'ils doivent respecter".

L'intervention de Mme Veil dans le débat sur le référendum "aurait beaucoup plus de portée si elle avait démissionné", affirme l'ancien ministre socialiste des affaires étrangères, selon qui "la demi-mesure qu'elle a choisie porte en réalité préjudice au camp du oui alors qu'elle aspirait à le servir".

La semaine dernière, le socialiste Robert Badinter, autre ancien président du Conseil constitutionnel, avait également déclaré qu'un membre de cette institution ne devait "pas participer au débat politique, serait-ce pendant une période de congé", ajoutant que lui-même aurait démissionné s'il s'était trouvé dans une situation similaire.

 

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PARIS, 9 mai 2005 (AP) - L'ancien président du Conseil constitutionnel Roland Dumas juge à son tour mardi que Simone Veil, qui s'est mise en congé de cette institution pour faire campagne pour le 'oui' au référendum sur l'Europe, "aurait dû éviter la polémique en démissionnant".

"Son intervention dans le débat aurait beaucoup plus de portée si elle avait démissionné", souligne Roland Dumas dans "Le Figaro". "La demi-mesure qu'elle a choisie porte en réalité préjudice au camp du 'oui' alors qu'elle aspirait à le servir".

L'ancien ministre socialiste des Affaires étrangères ajoute que "son attitude prête à équivoque et peut poser beaucoup de problèmes à l'avenir". "Le Conseil doit être insoupçonnable et intouchable. Ses membres "prêtent un serment qu'ils doivent respecter".

Interrogé sur la Constitution européenne, Roland Dumas assure que l'ancien président François Mitterrand "approuverait ce traité et il le défendrait". "Mitterrand était partisan de procéder par étapes, mais toujours dans le sens de la construction de l'Europe".

Face aux dissensions internes au PS, l'ancien président du Conseil constitutionnel déplore l'opposition de Laurent Fabius au traité qu'il qualifie de "purement tactique". "L'Europe n'est pas sa préoccupation".

"Je regrette par ailleurs qu'il n'y ait pas plus de discipline au PS. Ils adorent se disputer, mais dans l'avenir, il faudra plus de cohésion: le temps des chapelles est terminé", avance-t-il.

"J'aimerais que les socialistes cessent de regarder leur nombril et qu'ils n'aient pas seulement les yeux rivés sur 2007", conclut l'ancien ministre socialiste.

 

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