PS - NM - Emmanuelli

Publié le par France Républicaine

PARIS, 8 mai 2005 (AP) - Le député socialiste Henri Emmanuelli a estimé dimanche que dans la campagne en vue du référendum sur la Constitution européenne, "le 'oui' de gauche et le 'oui' de droite ne peuvent pas être compatibles", prenant le contre-pied des récentes déclarations de Lionel Jospin.

"Je dis à Lionel Jospin: non! Le 'oui' de gauche et le 'oui' de droite ne peuvent pas être compatibles", a-t-il déclaré au Grand Jury RTL-Le Monde-LCI. "Ou alors s'ils sont compatibles, expliquez-nous que le clivage gauche-droite a disparu, dites-nous que c'est la fin de la politique et que les citoyens n'ont plus qu'à rentrer chez eux", a-t-il renchéri.

Partisan du "non" au traité constitutionnel européen, M. Emmanuelli s'est déclaré "choqué" par les propos de l'ancien Premier ministre socialiste, estimant qu'il n'avait pas tiré "toutes les leçons" de sa défaite à l'élection présidentielle de 2002.

Pour le président PS du conseil général des Landes, dire que "le 'oui' de gauche est compatible avec le 'oui' de droite (...), c'est une grave confusion", "une erreur politique majeure". Et de lancer: "J'en ai conclu que mon ami Lionel n'avait pas tiré toutes les leçons de ce qui s'était passé en avril 2002".

"Ce traité, il est libéral. Comment va-t-on dans un an et demi expliquer aux Français que nous les socialistes, que la ou le candidat (à l'élection présidentielle de 2007) a un projet différent alternatif alors que nous aurons signé, porté, cette Constitution ?", a-t-il demandé.

Interrogé sur la forme et le fond du traité, Henri Emmanuelli, défenseur d'un fédéralisme européen, a observé que la Constitution européenne devrait être rédigée "en 15, 20 articles", avec la possibilité d'y ajouter des amendements, à l'instar de la Constitution américaine.

"Que devrait être une vraie Constitution européenne? La Constitution américaine, c'est 13 articles, ensuite il y a 20 amendements: c'est la sagesse de faire court et ensuite par voie d'amendements, régler les problèmes qui se posent", a-t-il souligné.

M. Emmanuelli a précisé qu'"aux alentours du 21 mai" seront rendues publiques des propositions d'articles que les tenants du "non" aimeraient voir apparaïtre dans le texte.

"Je pense qu'avec des communistes, des Verts, des radicaux de gauche, des socialistes et pourquoi pas des altermondialistes (...), nous pouvons très bien rédiger un modèle" de Constitution , a-t-il déclaré, avant d'assurer: "Nous allons faire la démonstration que le 'oui' divise la gauche et que le 'non' la rassemble".

Interrogé au sujet du "non" de droite, défendu notamment par le Front national et les souverainistes de Philippe de Villiers, il a souligné qu'entre "M. Le Pen et Henri Emmanuelli, il y a peu de chance qu'il y ait du travail commun".

 

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PARIS, 8 mai 2005 (AFP) - Le député socialiste des Landes Henri Emmanuelli, avocat du non au référendum sur la Constitution europénne, a estimé dimanche que le président de la République Jacques Chirac "intimidait et faisait du chantage" dans sa défense du oui.

Invité de l'émission "Le Grand Jury RTL-Le Monde-LCI", M. Emmanuelli a affirmé "qu'on n'a pas le droit de dire aux Français (...) si vous ne vous soumettez pas, nous allons perdre notre influence" en Europe.

Car, a-t-il ajouté, si la France et les autres pays fondateurs jugent leurs "intérêts vitaux concernés", "il est évident qu'on en tiendra compte" à Bruxelles. Il a notamment jugé "naïf" de croire qu'on puisse boucler un budget européen sans la France.

Le député socialiste a toutefois souligné qu'avec la Constitution européenne, les pays fondateurs de l'Europe qui ont aujourd'hui plus de 50 millions d'habitants "vont connaître des périodes de cinq ans où il n'auront pas de commissaire" à Bruxelles.

Il a également déclaré qu'avec le traité constitutionnel, le Parlement européen aura le droit de "co-décider sur plusieurs sujets mais qu'on ne lui donne aucun pouvoir supplémentaire". "In fine c'est le conseil des ministres qui a le dernier mot", a dit M. Emmanuelli.

 

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PARIS, 8 mai 2005 (AFP) - Le député socialiste Henri Emmanuelli, hostile à la constitution européenne, a affirmé dimanche qu'il serait "délicat" en cas de victoire du oui "de rassembler toute la gauche en un an et demi pour la présidentielle".

Invité de l'émission "Le Grand Jury RTL-Le Monde-LCI", M. Emmanuelli a reconnu que "ce serait délicat dans les deux cas", que le oui ou le non l'emporte, mais "plus délicat si le oui l'emporte parce qu'il faudra rassembler toute la gauche en un an et demi pour la présidentielle" de 2007.

M. Emmanuelli s'est également déclaré "choqué" par l'argument de Lionel Jospin, selon lequel les oui de gauche et de droite sont "compatibles".

"C'est une grave confusion politique, j'en ai conclu que mon ami Lionel n'a pas tiré les leçons de ce qui s'est passé en 2002", a-t-il dit, faisant allusion à l'élimination dès le premier tour de la présidentielle de l'ancien premier ministre.

 

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