PS - NM - Emmanuelli

Publié le par France Républicaine

PARIS, 3 mai 2005 (AFP) - Jacques Chirac devra "faire entendre sa voix" en cas de victoire du "non" au référendum sur la Constitution européenne, a averti mardi soir Henri Emmanuelli, pour qui il est faux de dire que la France ne serait pas en mesure d'imposer une renégociation du texte.

"Si M. Chirac, avec 60 millions d'habitants, la quatrième puissance industrielle au monde, n'est pas capable faire entendre sa voix, qu'il prenne sa retraite", a lancé Henri Emmanuelli sur France-Info.

"L'argument que je supporte le moins venant du chef de l'Etat ou de ceux qui prétendent le remplacer plus tard, c'est de dire: 'si la France vote 'non', elle va s'affaiblir", a déclaré le député socialiste des Landes. Aux électeurs, "je leur dis: 'débarrassez-vous de responsables comme ça'", a-t-il poursuivi.

Plus tôt, Jacques Chirac avait averti qu'un "non" à la Constitution provoquerait la suppression de "tous les avantages" que la France a obtenus de la construction européenne. "La renégociation, ça n'existe pas", a-t-il ajouté.

 

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PARIS, 3 mai 2005 (AFP) - Henri Emmanuelli, député (PS), a estimé que "M. Chirac a pu se livrer en toute impunité à un exercice de bourrage de crâne, accumulant les mensonges et les contrevérités", lors de son intervention mardi sur France 2.

"Expliquer, alors qu'on s'est opposé au premier élargissement, que l'on a traité de +parti de l'étranger+ les pro-européens et que l'on s'est rallié à la dernière minute à Maastricht, que des gens dont la fidélité à l'Europe n'a jamais été prise en défaut sont des anti-européens, résume le cynisme dont il peut se montrer capable", a affirmé dans un communiqué le président du Conseil général des Landes.

"En réalité, il semble que M. Chirac s'intéresse plus à la manière de retrouver la confiance des Français au soir du 29 mai qu'au traité constitutionnel lui-même pour lequel il n'a pas grande considération", poursuit M. Emmanuelli.

"Il doit penser que si le oui l'emporte, se rouvriront devant lui les perspectives que dix ans de mandat et trois ans de politique de casse sociale ont singulièrement compromises", conclut le député socialiste, partisan du non au référendum sur la Constitution européenne.

 

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