ATTAC

Publié le par France Républicaine

PARIS, 30 avr 2005 (AFP) - Plusieurs centaines de militants d'Attac -entre 2.000 et 2.500 selon les organisateurs- se sont réunis samedi à Paris pour soutenir le "non à la Constitution européenne" au nom de "l'Europe sociale" lors du référendum du 29 mai.

"Rien n'est joué", a déclaré en clôture de cette rencontre le président d'Attac-France, Jacques Nikonoff, alors qu'un sondage a crédité samedi le oui de 52% des intentions de vote pour la première fois après 23 enquêtes donnant le non majoritaire.

"La fin de la campagne sera terrible. Tous les coups sont permis. Il nous reste 30 jours. Chacun va compter. Ne prenez pas de vacances. Ne partez pas en week-end. Agissez nuit et jour pour la nouvelle Europe que nous voulons", a-t-il lancé aux militants d'Attac venus de France et d'Europe.

"Si le non l'emporte le 29 mai, c'est l'espoir de refonder l'Union européenne", a-t-il déclaré, estimant que "pour la première fois, les peuples d'Europe feraient irruption dans la construction européenne".

"En revanche, si le oui l'emporte, la vie sera encore plus difficile pour des millions d'Européens", a-t-il estimé, affirmant notamment que "la directive Bolkestein (sur la libéralisation des services) s'appliquera".

Enumérant les raisons de voter non, M. Nikonoff a fustigé sous les applaudissements et les huées "la partialité des grands médias. Ils sont tous sans exception dans le camp du oui. Ils nous matraquent. Ils nous intoxiquent. Ils mentent. Certains journalistes vedettes sont agressifs lorsqu'ils interrogent les partisans du non".

 

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