PS - NM - Mélenchon

Publié le par France Républicaine

PARIS, 28 avr 2005 (AFP) - Le sénateur PS de l'Essonne Jean-Luc Mélenchon a été "estomaqué" par la déclaration de Lionel Jospin jeudi soir sur France 2 selon lequel le "oui" de gauche et le "oui" de droite seraient compatibles, et "stupéfait" de l'entendre dire que l'Europe n'est pas libérale.

Dans un communiqué, M. Mélenchon, un des leaders du non de gauche, se dit "heureux que Lionel Jospin ait clairement démenti l'argument inacceptable de François Hollande selon lequel le +non+ de gauche serait le même que celui de Le Pen".

Mais, ajoute-t-il, "j'ai été estomaqué de sa déclaration selon laquelle le +oui+ de gauche et le +oui+ de droite seraient compatibles". "C'est là un événement politique dans la campagne, beaucoup l'entendront comme un aveu. Car il faut rappeler à Lionel Jospin que l'on ne vote pas pour ou contre l'Europe mais pour ou contre un texte".

Et selon M. Mélenchon, "pour que ce texte soit compatible pour la droite et pour la gauche il faudrait que l'une et l'autre aient la même politique économique".

"J'ai également été stupéfait de l'entendre dire que l'Europe actuelle ou l'Europe que prépare le Traité Constitutionnel ne serait pas libérale", indique M. Mélenchon, pour qui M. Jospin ne peut espérer "avec un tel argument convaincre les partisans du +non+ de gauche".

 

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PARIS, 28 avr 2005 (AP) - "Si les gens ont besoin d'être endormis", alors Lionel Jospin a utilisé "un très bon argument" en assurant que la Constitution européenne n'était pas un "carcan libéral", a réagi vendredi le sénateur socialiste de l'Essonne Jean-Luc Mélenchon.

"Si les gens ont besoin d'être endormis, alors c'était un très bon argument" que de dire que la Constitution ne représente pas un "carcan libéral", a réagi Jean-Luc Mélenchon. "Mais si les gens ont besoin d'être informés de ce que prévoit réellement ce texte qui va donner valeur constitutionnelle à tout ce qu'il contient, alors cet argument est faux", a-t-il dénoncé sur RTL.

"Cette constitution organise précisément la déréglementation dans tous les domaines", a répété Jean-Luc Mélenchon.

Il a également écarté l'argument selon lequel les aspects les plus libéraux de la Constitution sont déjà contenus par les précédents traités européens en revendiquant le droit de critiquer les décisions passées. "Nous avons quand de même le droit de nous poser la question de savoir si peut-être nous avons commis quelque part une erreur", a-t-il dit, avant de juger "incroyable qu'on nous demande de nous aveugler de cette façon".

Selon M. Mélenchon, "si (Lionel Jospin) a dit quelque chose de politiquement important, c'est que le 'oui' de droite et le 'oui' de gauche sont compatibles". "Même dans nos caricatures nous ne le disions pas", s'est moqué ce fervent partisan du "non".

 

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