VLR - Morvan

Publié le par Laurent Pelvey

communiqué de François Morvan, 28/04/2005

 

Lionel tel qu'en lui-même



Il est plus facile de se "retirer" de la vie politique pour ne pas assumer publiquement son bilan au gouvernement que de se confronter au réel débat démocratique.

Avec le même argumentaire que Jacques Chirac, Lionel Jospin s’est offert lui aussi son temps de généralités et de contre-vérités télévisées sans crainte d’être contredit. Sa polémique contre le "non" qui serait celui des extrêmes ou des imbéciles est faite du même aveuglement qu’en 2002.

Les français et les françaises qui s’apprêtent à voter "non" sont raisonnables et réfléchis, ils ont tout simplement pris connaissance du texte et tiré le bilan de l’Union Européenne qui inspire tous les gouvernements français depuis des décennies. Non pas seulement celui du gouvernement actuel, mais aussi des précédents, qui ont appliqué la même politique, en particulier lorsque Jacques Chirac et Lionel Jospin sont allés ensemble à Amsterdam en 1997, puis à Barcelone en 2002 mettre en place la politique de l’Euro fort et de l’emploi faible, de la privatisation des services publics et des licenciements à la louche.

Pour Lionel Jospin, comme pour Jacques Chirac, la France reste elle-même mais il lui est désormais impossible de dire non. C’est bien cet engrenage sans fin, ce oui de gauche "compatible" avec le oui de droite, qu’une majorité croissante de français, qui se moque des épouvantails, rejette. Elle réclame un changement de cap, pour la France et pour l’Europe.

 

Publié dans Actualité

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