Airbus - Constitution européenne

Publié le par France Républicaine

   

PARIS, 27 avr 2005 (AFP) - Charles Pasqua (RPF) et Jacques Myard (UMP) dénoncent la "récupération" du premier vol de l'Airbus A380 par les partisans du oui à la Constitution, tandis que Nicolas Dupont-Aignan (UMP) affirme que celle-ci "enterre l'Europe d'Airbus", mercredi dans trois communiqués distincts.

"Airbus s'est développé comme une coopération intergouvernementale et internationale, dans laquelle les institutions communautaires n'ont fort heureusement joué strictement aucun rôle", affirme M. Pasqua, président du Rassemblement pour la France (RPF).

Selon lui, "l'A380 n'est pas un avion +européen+ mais un avion +international+. En effet, parmi les partenaires industriels et les fournisseurs de l'Airbus A380 figurent de nombreuses entreprises américaines, japonaises, coréenne, australienne, suisse, canadienne et malaisienne".

"C'est donc une contre-vérité absolue, uniquement motivée par la propagande pour le prochain référendum, que d'affirmer, comme l'a dit hier Valéry Giscard d'Estaing, que +la construction de l'Airbus A380 aurait été impossible sans l'Europe+", ajoute-t-il.

Pour M. Myard, président du cercle Nation et République, "le 1er vol d'essai de l'A380 donne lieu à une opération de récupération proprement surréaliste des partisans du oui au traité constitutionnel. C'est inacceptable".

"Les Français doivent savoir que l'Airbus, c'est l'Europe de la raison, de la coopération intergouvernementale, la seule qui marche (...) Pour construire cet avion, on n'a pas besoin de traité constitutionnel", ajoute-t-il.

Enfin, M. Dupont-Aignan, président du club Debout la République, estime que "la Constitution européenne enterre l'Europe d'Airbus. Avec les programmes Ariane et Eurocopter, Airbus montre plus que jamais la voie à suivre, celle de l'Europe des coopérations étatiques à géométrie variable", ajoute-t-il.

"Hélas, au nom de la religion de la concurrence libre et non faussée, la Constitution européenne enterrera définitivement cette voie réaliste et prometteuse, en interdisant tout investissement public dans les grands projets industriels et de recherche (article 279)", ajoute le député.

 

Publié dans Actualité

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article