PCF - Buffet

Publié le par France Républicaine

PARIS, 24 avr 2005 (AFP) - Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, a affirmé dimanche sur Europe 1 que "lorsqu'on est de gauche on ne peut pas défendre un projet libéral", se félicitant que "petit à petit la gauche se rassemble sur le non" au référendum sur le Traité constitutionnel européen.

"Les partisans du oui n'ont pas d'arguments pour convaincre, car lorsqu'on est de gauche on ne peut pas défendre un projet libéral", a déclaré Mme Buffet, invitée du "Grand rendez-vous", évoquant les difficultés du PS à mobiliser son électorat en faveur du oui.

"Le PS est pris dans une contradiction d'avoir soutenu ces traités depuis l'origine, Maastricht, Amsterdam, Nice et aujourd'hui de devoir quelque part se démettre en refusant ce projet de Traité constitutionnel", a-t-elle estimé.

Evoquant "le débat qui traverse la gauche" entre "ceux qui pensent qu'il faut se résigner à l'ordre tel qu'il est, et ceux qui pensent qu'il faut résister pour pouvoir demain construire une autre Europe", elle s'est félicité que "petit à petit la gauche se rassemble sur le non parce qu'elle sent que c'est là le chemin qu'elle doit prendre".

Pour autant, la secrétaire nationale du PCF se refuse à considérer qu'il puisse y avoir rupture entre le PS et le PCF. Mais, selon elle, en cas de victoire du non, "la direction du PS sera bien obligée d'entendre ce que lui ont dit les électeurs" et "l'union ne pourra se faire que sur un contenu transformateur".

"Si demain on ouvre la porte aux hommes et aux femmes de gauche qui ont voté oui parce qu'ils pensaient qu'il n'y avait plus d'espoir, cela fera une majorité", a ajouté Mme Buffet.

Interrogée enfin sur le retour de Lionel Jospin dans la campagne référendaire, la responsable du PCF a affirmé que les électeurs de gauche "n'attendent pas l'homme providentiel, ils attendent au contraire une dynamique".

 

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