PS - NM - Emmanuelli

Publié le par France Républicaine

Par Véronique BUTTIN

MONTREUIL (Seine-Saint-Denis), 17 avr 2005 (AFP) - Le député PS Henri Emmanuelli, fervent avocat du non au référendum sur la Constitution européenne, veut rassembler tous les militants socialistes pour le non, avant de participer à partir de mai à des réunions avec la gauche plurielle.

S'adressant, dimanche à Montreuil, aux quelque 200 délégués des collectifs pour le non socialiste mis en place dans plus de 80 départements, Henri Emmanuelli a assuré que "le non, vivant et dynamique, est majoritaire dans l'électorat socialiste".

"Nous appelons l'ensemble des militants et des électeurs socialistes à rejoindre les collectifs pour le non socialiste, afin de mener campagne contre cette Constitution ", déclare un "appel national" publié à la fin de la réunion.

Outre la présentation du matériel de campagne, affiches, tracts, brochures et autres badges assortis du slogan "Cette fois, c'est non", et d'une "feuille de route", cette réunion voulait aussi et surtout conforter les socialistes qui militent pour le non.

De fait, ils se retrouvent sur le terrain face à des comités pour le oui, installés pour la campagne officielle du PS menée par le Premier secrétaire François Hollande, conformément au résultat du référendum interne du 1er décembre.

"Les choses ne sont pas simples dans nos départements", a reconnu Germinal Peiro, coordinateur des comités du non socialiste. "Ne vous laissez pas faire", leur a-t-il conseillé, "ne cédez pas aux menaces, à la peur, aux pressions", car "la démocratie, c'est aussi le respect d'une autre ligne, fut-elle minoritaire, y compris dans le parti".

"congrès refondateur"

"Vous avez le droit de voter non", leur a lancé M. Emmanuelli, en les exhortant à faire "preuve d'imagination" pour diffuser leur position car "nous savons que le sort de ce référendum se joue au sein du Parti socialiste".

Contrairement à d'autres dirigeants socialistes qui ont prôné le non, mais qui ont choisi de respecter le vote des militants, comme Laurent Fabius ou Arnaud Montebourg, Henri Emmanuelli et ses amis ont décidé de faire "campagne publiquement" contre le texte de la Constitution européenne.

Le député des Landes se démarque également du sénateur Jean-Luc Mélenchon, avec lequel il a fondé la minorité de gauche du parti, Nouveau Monde, qui a choisi, lui, de faire campagne pour le non en s'associant à tous les meetings unitaires à l'appel des partis et associations de gauche.

Cependant, la montée du non dans les sondages et le succès populaire indéniable des rassemblements unitaires pour un non de gauche, comme ce fut le cas jeudi au Zénith à l'appel du PCF, ont eu raison de l'isolement d'Henri Emmanuelli.

Tout en confiant à quelques journalistes: "à chacun de ramener ses brebis, ensuite on organisera le troupeau", Henri Emmanuelli a reconnu qu'il fallait désormais "restructurer le non de la gauche plurielle" en s'adressant "aux militants du PCF, à ceux des Verts et du PRG qui sont contre le texte de la Constitution et à la gauche mouvementiste comme Attac".

"Le oui ne rassemble pas la gauche, il la divise", a-t-il assuré en souhaitant la victoire du non le 29 mai pour ensuite "renégocier un texte simple" pour l'Europe et "recréer les conditions" d'un rassemblement au PS en organisant un congrès refondateur "comme le fut celui d'Epinay" en 1971.

D'ici là, il a demandé de "rester prudent", car "nous allons assister à un déluge de propagande et d'arguments" pour le oui. "Leur seul objectif va être de +faire peur+", a-t-il averti.

 

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MONTREUIL (Seine-Saint-Denis), 17 avr 2005 (AFP) - Le député PS Henri Emmanuelli, fervent avocat du non au référendum européen, a affirmé dimanche à Montreuil, que "le non est vivant et dynamique, et majoritaire" au sein de son parti.

"Il était temps de matérialiser la chose (...) de tracer notre feuille de route", a lancé Henri Emmanuelli devant quelque 200 personnes, en ouvrant la réunion des collectifs pour le "non socialiste" mis en place dans plus de 80 départements.

"Ce n'est pas un choix facile pour un militant", a-t-il dit, en reconnaissant le "dilemne" auquel les socialistes sont confrontés: "choisir entre ses convictions et la position du parti". "Ce n'est pas facile d'être l'opposition dans le plus grand parti d'opposition, a-t-il insisté.

Mais "se soumettre, c'est renoncer de manière irrévocable" car ce traité n'est "pas révisable", a ajouté M. Emmanuelli, pour qui le texte est " inacceptable sur la forme comme sur le fond".

Commentant la montée du non dans les sondages, le député des Landes a expliqué que "les gens en ont marre qu'on leur mente". Mais, a-t-il dit, "il faut rester prudent" car "nous allons assister à un déluge de propagande et d'arguments" pour le oui, venant d'une "conjonction sans précédent de tout ce que compte l'establishment politique, parfois syndical, parfois religieux, plus le patronat". "Leur seul objectif va être de +faire peur+", a-t-il averti.

La réunion de dimanche a été l'occasion de présenter le matériel de campagne, affiches, tracts, brochures et autres badges. "Cette fois c'est non", clame le slogan de cette campagne du "non socialiste". Jean-Luc Mélenchon, l'autre animateur de Nouveau monde, minorité de gauche du PS à laquelle appartient M. Emmanuelli, a choisi un autre slogan "Pour moi, c'est non".

"Nous ne sommes pas les seuls à nous battre pour le non", a reconnu M. Emmanuelli. Et, après avoir expliqué aux militants socialistes qu'ils avaient "le droit de voter non", il a annoncé qu'à "partir de mai, il faudra structurer le non de la gauche plurielle".

S'adressant au député PS du Nord Marc Dolez, présent dans la salle, il a cependant refusé "certains compagnonnages" en référence au meeting organisé la veille par le Parti des travailleurs (extrême gauche) au cours duquel M. Dolez a pris la parole.

 

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MONTREUIL (Seine-Saint-Denis), 17 avr 2005 (AP) - Le député socialiste des Landes Henri Emmanuelli a estimé dimanche que "le seul rassemblement possible de la gauche (...) se fait sur le non" à la Constitution européenne, et a appelé le Parti socialiste et sa direction à "aviser" et à "se raviser".

"Il faut quand même réfléchir sérieusement à ce qui va se passer le 30" mai, soit le lendemain du référendum sur le traité constitutionnel européen, a-t-il déclaré. Il s'exprimait à Montreuil (Seine-saint-Denis), dans le cadre d'une réunion de quelque 80 collectifs départementaux pour le "non".

"Il faut recréer les conditions réelles d'une alternance de gauche crédible, car aujourd'hui, je suis désolé mais le 'oui' ne rassemble pas la gauche. Le seul rassemblement possible de la gauche, il se fait sur le 'non'", a dit M. Emmanuelli.

"Je me demande si le moment, pour le Parti socialiste et notre direction, n'est pas venu d'aviser et de se raviser", a poursuivi le député PS, grand défenseur du "non". "Je sais que ce n'est pas facile, mais nous avons tous des efforts à faire pour nous rassembler, car malgré tout (...), il faudra bien travailler ensemble."

S'exprimant devant plusieurs centaines de personnes, il a souhaité "bon courage" à l'assemblée, avant d'affirmer: "le dynamisme est avec nous. La force est avec nous. Le socialisme est avec nous".

Le député PS des Landes a en outre demandé la tenue d'un "nouvel Epinay", à l'instar du célèbre congrès du parti socialiste en 1971 à Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis).

"J'ai dit que je pensais qu'il fallait un nouvel Epinay. Je pense qu'il faut faire un appel d'air. Je crois qu'il faut réorganiser le parti socialiste", a-t-il lancé dimanche.

"Il faudra se rendre compte quand même qu'il n'est pas souhaitable que le parti soit systématiquement à côté de son électorat si le 'non' l'emporte", a ajouté Henri Emmanuelli.

Interrogé au Forum Radio-J, le Premier secrétaire du parti socialiste, François Hollande a vivement réagi à ces propos dimanche, rappelant que lors du référendum interne au PS, le "oui" au traité constitutionnel l'a emporté.

"Il y a eu un vote. Je m'étonne d'ailleurs que ceux qui l'avaient demandé ne le respectent pas", a-t-il déclaré.

"Je suis surpris quand même que ceux qui ont déjà demandé un vote, ont été battus dans ce vote, reviennent aujourd'hui -parce qu'il y aurait des sondages (...) ou parce qu'ils voudraient, nous disent-ils, rompre avec la social-démocratie européenne et avec l'histoire même de ces 20 dernières années du socialisme français- nous parler de je ne sais quel rendez-vous", a-t-il poursuivi.

Le Premier secrétaire du PS a toutefois assuré que "ces rendez-vous viendront". "Qu'ils n'aient aucune inquiétude!", a-t-il lancé, avant de conclure: "les militants seront consultés, c'est la seule façon de régler nos différends."

 

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