PS - Fabius

Publié le par France Républicaine

PERPIGNAN, 13 avr 2005 (AFP) - Laurent Fabius a insisté mercredi dans les Pyrénées-Orientales sur l'aspect négatif d'une Europe qui propose à travers le projet constitutionnel "de plus en plus d'Européens, mais de moins en moins de progrès économiques et sociaux et au contraire une concurrence vers le bas".

Tant devant les étudiants de l'université de Perpignan que devant les viticulteurs en crise, à la cave de Pézilla-la-Rivière, le numéro deux du PS, a développé ses "convictions" en "refusant toute polémique" avec ses camarades favorables au "oui".

"Les gens sont pour l'Europe, mais pas n'importe quelle Europe, et donc ils disent +halte là!+. On veut une Europe sociale solidaire puissante et on ne veut pas une Europe qui cesse de nous protéger", a-t-il affirmé.

"Dans cette Constitution de 448 articles, vous vous apercevez que ce que l'on veut nous faire faire, c'est une Europe de la concurrence vers le bas, et çà les gens n'en veulent pas".

"De plus, plusieurs articles disent que l'on ne peut modifier la Constitution qu'à l'unanimité: c'est à dire qu'une fois qu'on a signé çà c'est comme un contrat d'assurances, on ne peut plus changer. Une dame à qui j'expliquais cela l'autre jour m'a dit: + Moi, Monsieur le ministre, je n'entre pas dans une pièce quand on ferme la porte à double tour derrière moi+".

Au sujet de l'intervention télévisée présidentielle de jeudi, Laurent Fabius a estimé que "lorsqu'on s'intéresse à la jeunesse il est préférable de ne pas lui envoyer les CRS, plutôt que de la faire venir comme faire valoir pour des émissions télévisées".

 

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