services publics

Publié le par France Républicaine

PARIS, 12 avr 2005 (AFP) - Le syndicat Sud-Rail a estimé mardi dans un communiqué que le projet de la Commission européenne de mettre fin au monopole de la RATP et de la SNCF sur les transports parisiens constituait une "raison de plus de voter non" au référendum du 29 mai sur la constitution européenne.

Des sources européennes ont affirmé lundi que la Commission pourrait proposer de mettre fin au monopole de la RATP et de la SNCF sur les transports parisiens dans le cadre de la révision en cours des règles communautaires concernant les transports publics terrestres.

Selon Sud-Rail, deuxième syndicat de la SNCF, ce projet, s'il se confirmait, "aboutirait à la privatisation des services actuellement assurés par la SNCF et la RATP".

"C'est une raison de plus de voter +non+ le 29 mai. Nous refusons l'Europe capitaliste qui se construit en détruisant les services publics", poursuit le syndicat.

Il affirme qu'il s'agit d'une "résurgence d'un projet déjà brandi par la Commission européenne il y a cinq ans".

"Obligés de reculer sur la directive Bolkestein, les libéraux tentent de revenir par une autre porte", commente Sud Rail.

La version provisoire de la proposition de règlement européen actuellement à l'étude prévoit la mise en concurrence de "la moitié au moins" des "contrats de service public de transport par autobus (...) dans un délai de quatre ans à dater de l'entrée en vigueur" du texte.

 

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