Verts

Publié le par France Républicaine

PARIS, 11 avr 2005 (AFP) - Les Verts pour le non ont estimé lundi soir qu'il fallait envisager un nouveau projet de constitution européenne "mobilisant", avec des "propositions précises" et "crédibles", dans l'éventualité d'une victoire du non au référendum du 29 mai.

Réunis dans un restaurant parisien, une cinquantaine de Verts refusant de suivre la ligne -pour le oui- décidée par le parti ont envisagé les conséquences d'une éventuelle victoire du non.

En préambule, Dominique Plihon, d'ATTAC, avait considéré que le succès du non provoquerait des "'reclassements considérables" dans les partis, renforcerait l'altermondialisme et constituerait "une occasion extraordinaire" pour "être audible" et "poser un certain nombre de questions".

Soucieux d'une "parole collective des Verts pour le non", selon les termes de Patrick Farbiaz, membre du Collège exécutif, les Verts ont semblé plus mesurés.

"Si le non passe, on est loin du rapport de forces nous permettant de faire entendre ce que nous voulons", a affirmé Francine Bavay, vice-présidente de la région Ile-de-France.

L'ex-député européen Didier-Claude Rod a remarqué que peu de choses séparaient les Verts pour le oui et ceux pour le non, et n'a pas envisagé de recomposition de la gauche. "Si le non l'emporte, les forces politiques actuelles ne seront pas balayées", a renchéri l'ancien secrétaire national des Verts, Gilles Lemaire.

La députée de Paris Martine Billard a fait valoir qu'"il faut travailler sur l'alternative qu'on va proposer, fournir des propositions précises" et "crédibles". Gilles Lemaire a insisté aussi sur la nécessité d'avoir "un projet mobilisant, qui donne sens", construit "avec toutes les forces politiques".

Un appel interne aux Verts, récemment lancé par les tenants du non, a obtenu près de 450 signatures, émanant pour la plupart de la base du parti.

L'appel reproche au projet de constitution de fixer comme objectif économique à l'Union "le dogme de la croissance pour la croissance", "en rupture avec l'orientation anti-productiviste (des Verts) pour un développement soutenable", de réduire les biens communs "à l'état de marchandise", de réaffirmer le lien à l'OTAN.

"Nous ne renonçons pas au grand rêve d'Europe, nous n'acceptons pas un programme de politique économique productiviste et libérale qui contribue à sa destruction", disent les Verts pour le non, qui veulent "construire une autre Europe sans laisser aux communistes ou à l'extrême gauche le monopole d'une alternative qui n'est pas la nôtre".

Les Verts pour le non tiendront un meeting le 29 avril à Paris avec José Bové et des Verts européens.

 

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