l'ami Frits

Publié le par France Républicaine

LILLE, 10 avr 2005 (AFP) - Les propos de l'ex-commissaire européen Frits Bolkestein sur ses difficultés à trouver des ouvriers pour travailler dans sa résidence secondaire près de Maubeuge ont suscité une vive réaction du maire PS de la ville, qui lui a expliqué dans une lettre ironique l'existence des "pages jaunes".

Lors de sa visite à Paris, mercredi, M. Bolkestein avait déclaré à la presse qu'il "voudrait bien que des plombiers polonais se présentent pour faire du travail, parce que c'est très difficile de trouver un électricien ou plombier où j'habite dans le nord de la France".

Dans une lettre adressée à l'ancien commissaire néerlandais, dont l'AFP a obtenu copie, le maire de Maubeuge, Rémi Pauvros, affirme "avoir compris dans quel désarroi" M. Bolkestein se trouve: "vivre sans gaz, sans électricité et sans eau, c'est tragique à notre époque", déclare-t-il.

"Aussi sachez que nous avons, en France, un annuaire intitulé +Les pages jaunes+ dans lequel vous pourrez trouver pas moins de 13 références pour un plombier et 13 références pour un électricien situés dans notre arrondissement", poursuit-il.

M. Pauvros précise que "les quelque 240.00 habitants (de l'arrondissement) sont prêts à se mobiliser pour (l')aider" et lui donne le numéro vert de la mairie de Maubeuge, "qui est gratuit et qu'il peut utiliser 24h/24".

M. Bolkestein, dont la résidence secondaire est située à Ramousies, est l'auteur d'une directive libéralisant les services, qui est devenue l'emblème des tenants du non au référendum sur la Constitution européenne.

 

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