PCF - Buffet

Publié le par France Républicaine

PARIS, 5 avr 2005 (AFP) - La secrétaire nationale du PCF, Marie-George Buffet, a déclaré mardi, lors du débat à l'Assemblée sur le référendum sur la Constitution européenne, que "le sens du vote non" était "un vote d'espoir pour l'Europe".

"La Constitution (européenne) propose d'approfondir le sillon creusé depuis des décennies en gravant le libéralisme dans le marbre", a-t-elle affirmé, en ajoutant que "la belle idée d'Europe a servi de cheval de Troie au libéralisme le plus décomplexé".

Citant l'article 3 du projet de traité, qui garantit "un marché intérieur où la concurrence est libre et non faussée", Mme Buffet a estimé que c'est bien "la seule chose qui soit en réalité garantie par le texte, qui y soit développée".

Selon elle en effet, les attributions du Parlement "sont réduites à la portion congrue" et le droit de pétition risque de "se traduire par une autorisation aux citoyens de crier dans le désert".

Mme Buffet a également dénoncé un texte "atlantiste", en relevant que "les politiques de l'Union devront être +compatibles+ avec celles de l'OTAN", et l'ouverture des services publics "aux spéculateurs et à la marchandisation".

Pour la numéro 1 du PCF, "le moment semble bien choisi pour remettre les choses à plat et travailler réellement sur un autre projet européen".

"C'est le sens du vote non, un vote d'espoir pour l'Europe", a-t-elle lancé, en ajoutant qu'en cas de victoire, "le non sera tout simplement la voix de la France, une voix qui compte en Europe".

"Si le non l'emporte, ce sera un sacré coup d'arrêt pour les politiques libérales", a affirmé Mme Buffet, ajoutant qu'il "est temps de dire: il faut faire autrement".

"Notre peuple a devant lui une chance historique: celle de réorienter profondément la construction européenne", a conclu Mme Buffet.

 

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PARIS, 5 avr 2005 (AP) - "Il est plus que jamais nécessaire de réagir": la secrétaire nationale du Parti communiste Marie-George Buffet n'a pas eu de mots assez durs mardi contre la Constitution européenne, "un texte de droite" qui "grave le libéralisme dans le marbre".

"La belle idée d'Europe est en train d'être assassinée par le libéralisme", a-t-elle déploré lors d'un débat à l'Assemblée sur le référendum du 29 mai, dans un hémicycle presque vide.

"La Constitution propose d'approfondir le sillon creusé depuis des décennies en gravant le libéralisme dans le marbre", a-t-elle dénoncé, c'est "une sorte de concentré de toutes les mesures dévastatrices mises en oeuvre par ce gouvernement, assorti d'une peine de sûreté durant des décennies".

Pas rassurée par la Charte des droits fondamentaux incluse dans le traité européen, la patronne du PCF a estimé qu'elle "inscrit des droits a minima" et "ne se préoccupe pas de les traduire en actes". "Très franchement, cette Charte ne fait pas rêver".

Or, "pendant le débat, les travaux de démolition continuent", a-t-elle prévenu, prédisant "encore nombre de mauvais coups dans les mois qui viennent". La directive Bolkestein sur les services, que les 25 ont décidé de réécrire, "n'a pas été abandonnée comme certains ont tenté de le faire croire" mais "mise en attente jusqu'à l'été", a-t-elle affirmé. Elle a également mis en garde contre le projet de directive européenne sur le temps de travail, qui prévoit "la possibilité de passer à 65 heures au lieu de 48 heures".

"Le moment semble bien choisi pour remettre les choses à plat", a exhorté Marie-George Buffet. "Si le 'non' l'emporte, ce sera un sacré coup d'arrêt pour les politiques libérales, qui marquera leur échec cinglant".

 

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