PS - Fabius

Publié le par France Républicaine

PARIS, 3 avr 2005 (AFP) - Laurent Fabius, numéro deux du PS, a estimé dimanche que l'intervention annoncée du président Jacques Chirac sur le référendum sur la Constitution européenne relevait "de la propagande" et demandé de "vrais débats".

M. Chirac doit s'exprimer jeudi lors d'un débat avec des jeunes retransmis en direct sur TF1, depuis le Palais de l'Elysée.

"Le procédé est particulier", a commenté sur Radio J l'ancien Premier ministre, qui prône le non au référendum. "Il n'y aura pas de contradicteurs, Chirac va se servir des jeunes comme faire-valoir", a-t-il jugé en estimant que c'était de la "propagande".

"On ne peut pas se contenter uniquement d'actions de propagande. Il faut qu'il y ait des vrais débats", a-t-il ajouté, en reprochant par ailleurs à M. Chirac d'avoir "mal négocié le texte de la Constitution européenne".

"C'est parce que je veux une Europe d'espoir, une Europe utile que je veux que l'on se remette autour d'une table", a indiqué le numéro deux du PS en précisant qu'il ne participerait "ni à des meetings ni à des débats" sur le non pour ne pas mettre le PS, partisan du oui, "en difficulté".

"Dans la renégociation, je souhaite que la Constitution soit révisable et rendre plus facile les coopérations renforcées avec les pays qui ne doivent pas être directement dans l'Union", a-t-il dit, en citant "la Turquie ou le Maghreb".

Commentant les derniers sondages qui donnent le non vainqueur, M. Fabius juge que "le non s'installe dans l'opinion". Car, selon lui, "beaucoup de gens sont de plus en plus conscients de la réalité de ce qu'il y a dans le texte de la Constitution et parce que dans tout référendum il y a aussi la question du contexte".

"Le Premier ministre ne dit pas la vérité" sur la croissance, a affirmé M. Fabius qui juge que "les hypothèses de croissance sont gonflées". Il a accusé le gouvernement de ne "pas engager des réformes justes et efficaces" et "de brider le pouvoir d'achat".

 

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PARIS, 3 avr 2005 (AP) - Le N2 du Parti socialiste Laurent Fabius a qualifii dimanche l'intervention de Jacques Chirac prévue jeudi soir sur le référendum d'"action de propagande" en faveur du "oui", regrettant notamment l'absence de contradicteur.

"Je trouve que le procédé est tout de même un peu particulier", a-t-il regretté sur Radio-J, alors que le président doit intervenir pour la première fois jeudi soir lors d'un débat avec des jeunes sur TF1 . "On ne peut pas se contenter uniquement d'actions de propagande", a-t-il sermonné, "il faut qu'il y ait de vrais débats pour que les gens puissent se rendre compte des enjeux".

Partisan du "non", Laurent Fabius a regretté en particulier l'absence de contradicteur, rappelant que François Mitterrand avait débattu avec Philippe Séguin en 1992 sur le traité de Maastricht. Quant au choix d'un dialogue avec des jeunes, "M. Chirac va s'en servir un petit peu comme faire-valoir", a-t-il craint.

L'ancien Premier ministre a également qualifié de "propagande" et de "caricature" le document pédagogique qui sera adressé aux Français avec le texte du traité constitutionnel européen. "On vous explique que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles", a-t-il déploré.

Interrogé sur les sondages qui donnent le "non" majoritaire, il a par ailleurs dit avoir "le sentiment que le vote s'installe dans l'opinion", même s'"il faut toujours rester prudent, parce que le vrai sondage, c'est le vote". C'est "probablement parce que beaucoup de gens sont de plus en plus conscients de ce qu'il y dans la réalité du texte", a-t-il analysé.

Il a également mis cette progression du "non" sur le compte du "contexte" en France. "La situation économique et sociale est quand même, non seulement médiocre, mais aussi catastrophique", a-t-il fustigé, accusant Jacques Chirac "de laisser la France en panne d'avenir".

 

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