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Publié le par France Républicaine

PARIS, 31 mars 2005 (AFP) - Plus de 200 salariés du centre de recherches d'EDF à Clamart (Hauts-de-Seine) ont consacré jeudi leur pause-déjeuner à débattre de la Constitution européenne, en présence de deux avocats du non, à l'initiative de Sud Energie, a indiqué ce syndicat.

"C'est, à notre connaissance, la première fois qu'une telle réunion d'information se tient dans une entreprise publique, sur le lieu de travail avec des salariés", a indiqué à l'AFP Yann Cochin, porte-parole de Sud Energie et chercheur sur ce site (1.500 salariés), l'un des trois centres de recherche et développement d'EDF.

La direction du centre avait donné son accord, a précisé M. Cochin.

Yves Salesse, président de la fondation Copernic et initiateur de "l'appel des 200" (création de collectifs pour un "non" de gauche), membre du conseil d'Etat, ainsi que Christiane Marty, membre du conseil scientifique d'Attac et chercheur à EDF, ont expliqué les conséquences, selon eux, du Traité pour les services publics.

La Constitution européenne "ne reconnaît pas les services d'intérêt économique général (SIEG) comme valeur de l'UE et ne les retient pas parmi les objectifs" de l'Union, tout en les "soumettant aux règles de la libre concurrence", a affirmé M. Salesse selon lequel "la libre concurrence s'oppose frontalement au social".

Les questions des salariés, selon Sud, ont porté sur "la possibilité de reconstruire des services publics si le oui l'emporte, sur le lien entre le Traité et la directive Bolkestein, sur l'avenir du secteur énergétique dans le cadre des directives européennes et sur la dramatisation actuelle d'une éventuelle victoire du non".

 

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