MRC - Chevènement

Publié le par France Républicaine

PARIS, 30 mars 2005 (AFP) - Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen, a estimé mercredi que le traité de Nice est "bien meilleur" que le projet de Constitution européenne, et qu'il faudrait "s'orienter vers sa renégociation".

Présentant à la presse son ouvrage sur la constitution européenne, intitulé "pour l'Europe votez non !" (Fayard, 194 p, 12 euros), M. Chevènement a fait valoir que le traité de Nice "ne fixe pas des règles anti-sociales dans le marbre", est "plus respectueux de la volonté des nations", "marginalise moins la France dans la communauté européenne" et maintient l'exception culturelle.

En réponse aux accusations d'"auberge espagnole", il a assuré qu'il y avait dans les arguments du non "une profonde convergence". "La victoire du non sera une chance pour la gauche, une chance pour la France, une chance pour l'Europe", a-t-il affirmé.

Le maire de Belfort s'est encore félicité du "véritable dynamisme de la campagne du non", dans laquelle il s'est lancé avec "un programme simple" : "du terrain, encore du terrain, toujours du terrain".

Il a regretté la sélection de trois "épouvantails à moineaux" pour s'exprimer dans la campagne officielle pour le non : Philippe de Villiers, Jean-Marie Le Pen et Charles Pasqua. "Une vague boniste va déferler", a-t-il dit, qualifiant le "bonisme" d'"idéologie des gens bons qui luttent contre les méchants".

Interrogé enfin sur sa "résurrection politique", il a assuré qu'il n'avait jamais été "mort". "Je n'ai pas cessé de ramer, je suis le Maud Fontenoy de la politique, et nous ne sommes pas très loin des Marquises", a-t-il lancé.

Georges Sarre, premier secrétaire du MRC, qui participait à la conférence de presse, a souligné pour sa part qu'il y avait autour du non "une forte motivation" que le parti n'avait pas connue depuis la campagne présidentielle de Chevènement.

 

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