MRC - Chevènement

Publié le par France Républicaine

PARIS, 29 mars 2005 (AFP) - Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen, a indiqué mardi qu'en cas de victoire du non le 29 mai, il serait prêt à un "dialogue" avec les partisans socialistes du non tels que Laurent Fabius ou Henri Emmanuelli pour envisager l'avenir de la gauche.

L'ancien ministre de l'Intérieur, ancien membre du PS, a expliqué sur RTL que "bien entendu" il souhaiterait participer à une reconstruction de la gauche, si les Français votaient non à la Constitution européenne.

"Tout redeviendrait possible à ce moment-là, à condition naturellement que le Parti socialiste réoriente son projet politique", a-t-il dit.

Citant Laurent Fabius, "qui a eu le courage de franchir le Rubicon du non", Arnaud Montebourg, Vincent Peillon (NPS) et Henri Emmanuelli (Nouveau Monde), M. Chevènement a estimé qu'"il y aurait la possibilité d'un dialogue" avec eux.

"Mais, pour le moment, il faut assurer la victoire du non", qui est "possible", a-t-il dit.

Invité à commenter la montée du non dans les intentions de vote, Jean-Pierre Chevènement a observé que "le non s'installe dans l'opinion". "Il faut se garder de tout triomphalisme", a-t-il ajouté, car "les sondages, deux mois avant l'échéance, ne sont pas significatifs" et "la disproportion des moyens en faveur du oui est écrasante".

 

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PARIS (AP) -- "Le rejet de la Constitution européenne ne serait pas du tout la fin du monde", a estimé mardi le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC) Jean-Pierre Chevènement, pour qui un échec du référendum en France "permettra une réorientation de la politique européenne".

"Une France qui, de temps en temps, sait dire non, c'est bon pour l'Europe", a affirmé Jean-Pierre Chevènement sur RTL, "ça permettra une réorientation de la politique européenne."

"Les Français veulent qu'on réoriente la construction européenne" pour "qu'on mette l'emploi au premier rang", a poursuivi l'ancien ministre de l'Intérieur, qui a mis en garde contre la remise en cause de "la démocratie qui vit dans la nation" et de "l'indépendance française et européenne".

Selon lui, le projet de Constitution européenne représente "une véritable souricière", "un carcan libéral" qu'on ne pourra pas réviser.

En cas d'échec de la Constitution , "si nous revenions au traité de Nice, ce ne serait pas une catastrophe", a jugé Jean-Pierre Chevènement. Le traité de Nice, qui régit actuellement l'Union européenne, "comporte des avantages très remarquables", a-t-il dit, notamment parce qu'il "ne marginalise pas la France à la Commission" européenne comme le fait, selon lui, la Constitution européenne.

Enfin, Jean-Pierre Chevènement a redit son opposition à "la disproportion des moyens" accordés à la campagne du "oui". "Il y a une véritable confiscation des financements publics et des temps d'antenne", a-t-il dénoncé.

 

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