référendum - sondage IPSOS 54%

Publié le par France Républicaine

PARIS, 28 mars 2005 (AFP) - Une nette majorité de Français (54%) "certains d'aller voter" au référendum constitutionnel européen du 29 mai ont l'intention de choisir le non, contre 46% qui se déclarent prêts à voter oui, selon un sondage Ipsos pour Europe 1 et le Figaro à paraître mardi.

Un sondage, réalisé par CSA le 23 mars, donnait le non vainqueur à 55% contre 45% pour le oui.

La précédente enquête Ipsos pour le Figaro et Europe 1, réalisée les 18 et 19 mars, établissait le non à 52% et le oui à 48%.

31% des personnes certaines d'aller voter n'ont pas exprimé d'intention de vote lors ce sondage réalisé les 25 et 26 mars, précise Ipsos.

Les sympathisants de gauche se prononcent majoritairement pour le non à 58%, et ceux du PS à 53%. Ils étaient respectivement 55% et 45% dans la précédente enquête Ipsos.

Les sympathisants de la droite parlementaire ne sont que 33% à choisir le non, et ceux de l'UMP 30%, des pourcentages qui n'ont pas varié par rapport au dernier sondage.

80% des sympathisants de l'extrême droite ont l'intention de voter non, mais Ipsos souligne que ce résultat est "à interpréter avec prudence compte tenu de la faiblesse des effectifs" de l'échantillon.

Parmi les personnes certaines d'aller voter, 71% assurent avoir fait un "choix définitif" et 29% "peuvent encore changer d'avis".

En cas de victoire du non, 37% des Français pensent que cela "porterait un coup d'arrêt grave à la poursuite de la construction européenne" (51% sont d'avis contraire et 12% n'ont pas d'opinion) et 42% que "cela affaiblirait de façon majeure la position de la France en Europe" (45% ont une opinion opposée et 13% ne se prononcent pas).

Interrogés sur leurs motivations de vote, les Français placent à égalité leur "opinion sur la Constitution européenne" (23% jugent cet élément vraiment décisif et 44% important) et "la situation économique et sociale en France" (22% jugent cet élément vraiment décisif et 44% important).

En revanche, ils sont 55% à considérer comme "secondaire" ou "négligeable" dans leurs motivations leur opinion sur Jacques Chirac et le gouvernement.

Ce sondage a été réalisé par téléphone les 25 et 26 mars sur un échantillon de 944 personnes représentatif de la population français inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas.

Ipsos rappelle que les "intentions de vote ne constituent pas un élément de prévision du résultat électoral", mais "donnent une indication significative du rapport de forces actuel entre le oui et le non". L'institut souligne également que le "niveau de mobilisation de l'électorat, calculé à partir des personnes se déclarant certaines d'aller voter, est estimé à 48%".

 

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