PS - NM - Emmanuelli

Publié le par France Républicaine

PARIS, 24 mars 2005 (AFP) - Le député PS des Landes Henri Emmanuelli, animateur des "collectifs socialistes pour le non" à la Constitution européenne, a déclaré jeudi "souhaiter" l'engagement du président Jacques Chirac dans la campagne référendaire car ce serait "une bonne chose pour le non".

"Je pense que si M. Chirac s'engage dans la campagne, c'est une bonne chose pour le non, c'est clair. Je souhaite que ce soit une rencontre entre les Français et le chef de l'Etat parce que, si c'est le cas, l'issue ne fait pas de doute", a affirmé M. Emmanuelli sur LCP-Assemblée nationale/France Info.

Le dirigeant du courant Nouveau Monde au PS a critiqué le comportement du chef de l'Etat au sommet européen de Bruxelles à propos de la directive Bolkestein, parlant d'"une gesticulation de plus de notre président".

"La majorité des Françaises et des Français ne croit plus depuis longtemps aux promesses de M. Chirac, a poursuivi M. Emmanuelli. M. Chirac fait à Bruxelles une charge contre l'Europe libérale; tout l'hiver, le gouvernement de M. Chirac a poursuivi son entreprise de démolition et de casse sociales (...) et tout d'un coup, parce que les sondages bougent (sur les intentions de vote au référendum), M. Chirac redécouvre les mérites de l'Europe sociale (...)".

Selon le député des Landes, en cas de victoire du non, "M. Chirac sera déconsidéré et ne sera pas qualifié pour renégocier un traité" constitutionnel européen.

 

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PARIS (AP) -- Le député socialiste des Landes Henri Emmanuelli a estimé jeudi que les déclarations de Jacques Chirac contre l'Europe, en particulier la directive Bolkestein, ne sont qu'"une gesticulation de plus" du président qui "se déconsidère et déconsidère la France".

"Cela fait deux fois qu'on parle de remise à plat" de la directive Bolkestein, a-t-il rappelé lors de l'émission "Questions d'Info" diffusée sur France Info et La Chaïne Parlementaire. Selon lui, "on fait un tour de passe-passe électoral".

"Compte tenu des dégâts que crée ce texte dans l'opinion publique, on le met sous le boisseau pour le ressortir après le référendum au mois de juin", a-t-il avancé. "La deuxième lecture, c'est de dire: on nous explique depuis des mois qu'il faut dire 'oui' au traité de Constitution parce que les autres pays l'ont adopté et quand les autres sont d'accord, la France n'a plus les moyens de se faire entendre".

Or, "on a la démonstration contraire: quand la France se fâche, l'Europe se bouge", a souligné le président du conseil général des Landes qui cependant ne "croit à aucune de ces deux lectures".

"Je crois à une gesticulation de plus de notre président, qui a l'habitude de changer d'avis tous les huit jours en fonction de l'opportunité électorale", a souligné un Henri Emmanuelli très offensif.

Pour l'ancien ministre, "M. Chirac déconsidère la France et se déconsidère devant les Français parce que tout le monde à Bruxelles sait qu'il était parfaitement au courant de l'existence de cette directive".

"Ce que je sais, c'est que la majorité des commissaires à Bruxelles et les membres du conseil des ministres souhaitent la libéralisation des services", a martelé Henri Emmanuelli. "Si le traité constitutionnel est adopté, les Français y auront droit après".

Quant au référendum lui-même, l'ancien Premier secrétaire du PS a prévenu que "les Français en ont assez qu'on se moque d'eux, qu'au nom de l'Europe, on leur fasse avaler des couleuvres et, notamment une orientation conservatrice et libérale de l'Europe dont ils ne veulent pas". Et d'assurer que "les gens sentent qu'on leur ment".

Henri Emmanuelli a souhaité que le référendum "soit une rencontre entre le chef de l'Etat et les Français" parce que "l'issue ne fait pas de doute".

 

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