Bolkestein - Fabius

Publié le par France Républicaine

PARIS, 24 mars 2005 (AFP) - Le numéro 2 du PS Laurent Fabius, partisan du non à la Constitution européenne, a admis jeudi qu'il y avait eu "vraisemblablement un certain recul" sur la directive Bolkestein, mais il a appelé à "rester extrêmement vigilant".

Commentant la décision de l'Union européenne de "revoir en profondeur" la directive sur la libéralisation des services, Laurent Fabius a estimé sur France Inter qu'il y avait eu de la part des 25 "vraisemblablement un certain recul" et que "ce recul n'est pas sans lien avec la montée du non en France".

"Mais il faut rester, les syndicats l'ont dit et ont eu raison de le dire, extrêmement vigilant", a poursuivi l'ancien Premier ministre car "jusqu'à présent, il n'est pas renoncé au principe du pays d'origine".

En outre, a souligné M. Fabius, "on a l'expérience de directives qui sont provisoirement suspendues, en attendant tel ou tel vote, et qu'on réintroduit ensuite". "On risque d'avoir la même chose avec la directive Bolkestein", a-t-il dit.

A ce propos, il a suggéré de "se reporter au communiqué officiel" du sommet et de "ne pas s'attacher seulement aux commentaires" de Jacques Chirac.

Aux partisans du oui et notamment à Jacques Chirac, Laurent Fabius a reproché d'utiliser "le thème du chaos (...) pour faire peur aux gens".

M. Fabius a rappelé que Jacques Chirac, en décembre 2000, avait salué le traité de Nice comme "le meilleur texte européen signé depuis l'existence du marché commun". Ayant dit cela, il est "un peu paradoxal de dire aujourd'hui que si ce texte continue de s'appliquer, ce sera la catastrophe absolue", a estimé le numéro 2 du PS.

 

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