PS - NM - Emmanuelli

Publié le par France Républicaine

LYON, 23 mars 2005 (AFP) - Le député PS des Landes Henri Emmanuelli a estimé mercredi à Lyon que la décision de l'Union européenne de revoir en profondeur la directive Bolkestein sur la libéralisation des services, à la demande du président Jacques Chirac, prouvait que "lorsque la France proteste, l'Europe bouge".

"On ne peut pas dire à la fois: quand on proteste cela a des effets et dire en même temps: ce n'est pas la peine de voter non (au référendum sur la constitution européenne) parce que cela ne changera rien", a déclaré à la presse M. Emmanuelli, qui fait campagne pour le non malgré la victoire du oui lors du référendum interne au PS.

Il s'est toutefois interrogé sur la date de la révision de cette directive. "Quand ? Avant ou après le référendum ?"

Le leader du courant Nouveau Monde s'exprimait avant de tenir un meeting devant plusieurs centaines de personnes dans un hôtel de Lyon, aux côtés d'un représentant d'Attac et du responsable du collectif socialiste pour le non dans le Rhône.

Le député avait dans la journée de mercredi rencontré des salariés de l'usine Bosch à Vénissieux (Rhône), à qui la direction avait posé comme condition du maintien de l'activité du site le passage à 36 heures de travail hebdomadaire sans compensation financière.

"C'est le symbole du chantage exercé sur les salariés. Et le traité (constitutionnel européen) interdit de prendre des mesures pour éviter cela", a affirmé M. Emmanuelli.

"Le choix n'est pas pour ou contre l'Europe comme on va vous le marteler", a déclaré M. Emmanuelli lors du meeting. La question, c'est "quelle Europe?", a-t-il ajouté.

"Ce traité n'offre pas de perspectives sur le plan démocratique, ne protège pas les services publics, ne permet pas une Europe sociale et ne permet pas une construction politique", a-t-il dénoncé.

 

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