
discours de Nicolas Dupont-Aignan (député UMP, président des clubs Debout la République), réunion publique de Debout la République, 09/03/2005
Merci, chers compagnons, chers amis dêtre venus si nombreux nous soutenir.
Cette réunion marque le lancement de notre campagne pour un NON gaulliste et Républicain.
Les interventions en ont témoigné. Avec toutes les associations gaullistes, avec nos amis de la Droite Libre, du RIF ou de VLR, nous allons en surprendre plus dun.
Les défenseurs du OUI se croient les plus nombreux. Ils se trompent. Certes, ils tiennent deux des plus gros appareils politiques français : le PS et lUMP, mais les militants et les électeurs de ces deux grandes formations sont beaucoup plus partagés qu'on ne le dit.
Le camp du OUI a la puissance de largent, le camp du NON a la force des idées.
Avez-vous remarqué la pauvreté des arguments des défenseurs du OUI ?
Dire NON à cette Constitution ce serait dire NON à lEurope. Autant supprimer de suite les bulletins NON car heureusement la quasi totalité de nos compatriotes sont attachés à la construction européenne.
Dire NON à la Constitution ce serait aussi en vouloir à la paix du Continent. Si vous êtes rassemblés ici, cest sans doute que vous voulez déclarer la guerre à lAllemagne !
Dire NON à la Constitution ce serait remettre en cause la prospérité de lEurope. Valéry Giscard dEstaing, le père de cette "brillante uvre", na t-il pas osé répondre dans une interview aux "Dernières Nouvelles dAlsace", que la France, en cas de refus, ne pourrait plus exporter ses produits comme aujourdhui et que ce serait la fin du programme Airbus
Assez de ce chantage. Assez de cette caricature. Personne na le monopole de lEurope. Le traité de Rome a presque 50 ans. Les liens entre nos pays, les échanges entre les jeunes générations sont si intenses quil serait heureusement impossible de remettre en cause cette belle idée européenne.
Ceux qui la menacent le plus dailleurs sont sans aucun doute les promoteurs dune voie unique, supranationale, sans frontières, malthusienne et sous tutelle américaine.
La question nest plus dêtre pour ou contre lEurope mais de savoir comment on la bâtit.
La Constitution, sorte de contrat de mariage entre les peuples est-elle la bonne voie pour renforcer lEurope dans le monde daujourdhui ? Voilà la vraie question.
Nos compatriotes en ont assez dêtre pris pour des "cons". Ils veulent connaître le contenu du texte, lire les articles, en comprendre le sens et les conséquences pratiques, entendre tous les points de vue.
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Notre rôle est là. Dire la vérité sur cette Constitution, toute la vérité, rien que la vérité. Ne pas exagérer, ne pas polémiquer, il ny en a pas besoin. Le texte de 448 articles parle de lui-même. A une condition : le lire.
Ne pas en rester aux bons sentiments que nous partageons dailleurs et qui sont répandus par les avocats du OUI autour de ce texte, comme un brouillard pour endormir les Français.
La Constitution améliorerait les traités précédents. Les auteurs reconnaissent dailleurs implicitement que leur uvre passée était imparfaite. Nice, présenté en son temps comme le moins mauvais des compromis, devient soudain un épouvantail.
En vérité, la Constitution, loin de corriger, même à la marge, les dérives de la construction européenne, va largement les aggraver. Loin de tirer les leçons du passé, dévaluer ce qui a marché comme ce qui na pas marché, ce texte participe dune fuite en avant.
Une fuite en avant Vers une Europe sans frontières
Vers une Europe des castes
Vers une Europe sous tutelle
LEurope sans frontières cest la négation de lEurope.
Plusieurs modèles ont été envisagés.
- Lapprofondissement sans lélargissement : depuis mai 2004, cen est fini !
- Lélargissement sans lapprofondissement : le rêve du grand marché anglais, qui demeure possible.
- Lélargissement avec lapprofondissement : la Constitution + la Turquie quon nous propose aujourdhui.
Ce modèle est sans aucun doute le plus dangereux car à vouloir faire vivre sous un même toit des pays trop différents, on prend le risque de faire exploser lUnion, de ternir la belle idée européenne.
Turquie/Constitution, les deux questions ne seraient pas liées. Mais lorsquon se marie, on a quand même le droit de savoir avec qui.
Pourquoi approuver une Constitution qui permet justement cette adhésion ? Je vous rappelle que le Traité de Nice ne lautorise pas, puisquil répartit entre seulement 27 Etats (les 25 plus la Bulgarie et la Roumanie) les voix au Conseil européen et les sièges au Parlement européen. On nous dit que le pire nest pas sûr et que la Turquie ne rentrera peut être pas dans lUnion ? Mais comment le refus de la Turquie jugé impossible aujourdhui deviendrait-il soudain possible dans dix ans ? Le Premier Ministre Erdogan a signé le projet de Constitution à Rome, comme «invité». Son parti islamiste, lAKP, est déjà observateur au sein du groupe PPE du Parlement européen, où siègent nos députés.
Nos amis de lUMP estiment que lon peut dire NON à la Turquie et OUI à la Constitution. Je ne mets pas en doute leur sincérité mais je constate simplement que le OUI à la Constitution est irréversible alors que le NON à la Turquie est largement hypothétique. Faute de prudence, lhistoire du monde a souvent été tragique. Et je ne voudrais pas quune fois la Turquie entrée dans lUnion, lon regrette davoir adopté une Constitution lui donnant, compte tenu de son poids démographique, un rôle pivot dans les majorités du Conseil européen. Cest pourquoi, pour être sûr de bloquer lentrée de la Turquie, il faut refuser cette Constitution.
LEurope a besoin de frontières, ce qui ninterdit en rien un vrai partenariat avec ses grands voisins.
La Constitution nous conduit ensuite tout droit vers lEurope des castes.
Les partisans du OUI se vantent avec ce texte de faire vivre la démocratie.
Là est le grand mensonge. La Constitution permettrait la naissance de lEurope politique, la naissance des «citoyens européens», lapparition du droit de pétition, une plus grande efficacité du mode de décision publique.
Mais quest-ce qui se cache derrière ces grands mots ?
En vérité, la dépossession des citoyens de leur pouvoir démocratique par de nouvelles castes, sorte de nouveaux « intouchables» (juges, experts, commissaires, ).
Suprématie du droit de lUnion sur les droits nationaux, généralisation de la majorité qualifiée dans 55 nouveaux domaines, création dun ministre des Affaires étrangères de lUnion : on bascule définitivement (même si quelques domaines importants demeurent à lunanimité) dun système politique encore national à un système politique explicitement européen. A la différence près que si la démocratie est bien vivante au niveau national, elle demeure au niveau européen largement fictive.
Le pouvoir ira donc un peu plus aux technocrates et ce nest ni le droit de pétition, ni la mesure en faveur des parlements nationaux, concédant de simples avis, qui compenseront la perte de souveraineté des peuples.
Que représente un Parlement dit européen dont les membres sont élus sur des programmes nationaux discordants, et qui se répartissent ensuite à tour de rôle les fonctions ?
La France a-t-elle conscience des conséquences de ce passage dans un système supranational où une majorité dEtats peut imposer sa loi à la minorité ? Lélargissement a changé le rapport de forces et nos positions sont souvent minoritaires : laïcité, PAC, services publics, immigration, la liste est longue des révisions déchirantes qui simposeront à nous si nous tombons dans ce piège. Déjà nous venons dapprendre que la Commission a décidé de relancer la directive Bolkestein dès le lendemain du référendum français !
Comment les Gaullistes peuvent-il accepter cela ?
Le Général de Gaulle a toujours voulu la réconciliation des peuples dEurope. Le Général de Gaulle a mis en uvre un partenariat solide avec lAllemagne. Le Général de Gaulle, de façon prémonitoire, a refusé lentrée de la Grande-Bretagne. Contrairement à ce qui est dit, il na jamais imaginé le partenariat avec la Turquie autrement que comme un partenariat.
Le Général de Gaulle a toujours été hostile à la supranationalité qui court-circuite les démocraties nationales et casse donc la légitimité des décisions publiques. Ce texte des mémoires despoir est limpide.
«Ainsi commencée, la mise en uvre du Marché commun va donner lieu à un vaste déploiement dactivités, non seulement techniques, mais aussi diplomatiques. En effet, lopération, indépendamment de sa très grande portée économique, se trouve enveloppée dintentions politiques caractérisées et qui tendent à empêcher la France de disposer delle-même. Cest pourquoi, tandis que la Communauté de bâtira dans les faits, je serai, à plusieurs reprises, amené à intervenir pour repousser les menaces qui pèsent sur notre cause. La première tient à léquivoque originelle de linstitution. Celle-ci vise-t-elle ce qui serait déjà beaucoup ! à lharmonisation des intérêts pratiques des six Etats, à leur solidarité économique vis-à-vis de lextérieur et, si possible, à leur concertation dans laction internationale ? Ou bien est-elle destinée à réaliser la fusion totale de leurs économies et de leurs politiques respectives afin quils disparaissent en une entité unique ayant son Gouvernement, son Parlement, ses lois, et qui régira à tous égards ses sujets dorigine française, allemande, italienne, hollandaise, belge ou luxembourgeoise, devenus des concitoyens au sein de la patrie artificielle quau enfantée la cervelle des technocrates ? Il va de soi que, faute de goût pour les chimères, je fais mienne la première conception. Mais la seconde porte tous les espoirs et toutes les illusions de lécole supranationale. Pour ces champions de lintégration, «lexécutif» européen existe déjà bel et bien : cest la Commission de la Communauté économique, formée, il est vrai, de personnalités désignées par les six Etats, mais qui, cela fait, ne dépend deux à aucun égard.»
On comprend mieux alors sa détermination à défendre le droit de veto lors de la crise de la chaise vide.
Sa fermeté était accompagnée de propositions pour bâtir une confédération des Etats nations. Une Europe solide car appuyée sur des réalités et porteuse de projets concrets.
Avec la Constitution, les Français ne maîtriseront plus leur destin. Notre démocratie partira un peu plus en lambeaux. Notre nation, notre peuple très politique, verra nier sa personnalité et finalement son existence même.
Cette Constitution est dautant plus dangereuse quelle nous demande dabandonner notre souveraineté pour acter pour longtemps la mise sous tutelle extérieure de lEurope.
Tutelle économique
On nous parle d«Europe puissance» mais comment la bâtir lorsque la Constitution définit par avance le contenu des politiques à mener. En inscrivant dans le marbre des politiques qui ont échoué depuis 15 ans. (dogme de leuro fort, démantèlement des barrières douanières extérieures, refus de toute aide publique), on désarme un peu plus lEurope faisant le jeu des Etats-Unis et de la Chine qui, eux, savent manier à leur convenance le libéralisme pour servir leurs intérêts. Jamais Airbus, ni Ariane, ni le TGV, ni le programme électro nucléaire nauraient pu être lancés avec de telles dispositions. Lisez les articles 148, 246 et 279 !
Tutelle diplomatique et militaire
De même, il suffit de lire la Constitution, notamment son passage sur la défense ou sur le Conseil de sécurité de lONU, pour comprendre que ce texte nous conduit tout droit à létouffement insidieux de la voix singulière de la France dans le monde, dont on a récemment constaté limportance dans le cadre de la crise irakienne.
La Constitution est donc un piège mortel pour notre pays.
LEurope à laquelle nous croyons nest pas celle là. Cest justement parce que nous sommes attachés à lextraordinaire travail de réconciliation entre les peuples européens mené depuis 50 ans, que nous devons avoir le courage de dire NON à cette manière insensée de construire aujourdhui lUnion.
Cest justement parce que nous aimons la diversité de lEurope que nous la considérons comme la plus grande de sa richesse que nous refusons luniformisation en cours contresens historique dans le monde du XXIème siècle, celui des réseaux, des savoirs où lagilité compte davantage que le seul effet de masse. Une Europe respectueuse de ses racines qui plongent si profond dans des histoires millénaires est un atout exceptionnel pour réussir dans le nouveau monde. Inventer, échanger, dynamiser un continent si exceptionnel.
Or, il est plus facile de renégocier un contrat juste avant de le signer, quaprès. Cest ainsi quen 1965 le Général de Gaulle avait pratiqué la politique de la chaise vide permettant la naissance de la politique agricole commune, lune des plus belles réalisations de lEurope.
Ne pas se résigner, loin de mener au chaos, constitue à notre sens la seule façon aujourdhui pour la France de peser, avant quil ne soit trop tard, pour délimiter les frontières de lEurope, inventer un système à géométrie variable où chaque pays peut avancer à son rythme, sortir du malthusianisme économique qui nourrit la crise sociale.
Dire NON cest éviter le chaos de la fuite en avant.
Dire NON cest être raisonnable. Marquer une pause pour réfléchir à une autre Europe.
Notre NON est fondateur de cette Europe que les peuples attendent :
- Une Europe qui les protège.
- Une Europe qui laisse vivre les Nations avec leur langue, leur politique.
- Une Europe qui sattache à ne faire que ce que les Etats ne sont plus en mesure de réussir seuls dans un monde de superpuissance.
Seule lEurope à géométrie variable peut fonctionner demain.
Des programmes Airbus, nous pourrions en connaître 5 ou 10 si les Européens avaient compris une seule chose : lunion ne fait la force que lorsquon se rassemble au service dobjectifs communs. Tous les marins savent que ce nest pas en accrochant les uns aux autres les bateaux dune flottille quon les protège de la tempête.
Cest au contraire en les laissant libres quon les sauvera. Ce qui ninterdit en rien de les coordonner, ni daller dans la même direction en sépaulant.
Dans un monde de savoirs et de réseaux, lEurope quon nous propose est dépassée.
Le NON permettra une renégociation en profondeur partant enfin des objectifs à atteindre.
Le défi démographique,
Le défi de la croissance,
Le défi de la science,
Le défi de la culture.
On sapercevra alors de labsolue nécessité de sappuyer sur les Etats nations pour réussir lEurope.
De larticulation entre projets nationaux et projet européen dépendra la réussite des uns et de lautre.
Comment voudrait-on que lEurope ne navigue pas à vue quand beaucoup des Gouvernements qui la composent, flottent comme des bouchons sur la mer ?
Seuls les Gouvernements qui savent où ils vont sur le plan national impriment dailleurs leur marque au plan européen. Cest le cas de la Grande-Bretagne.
Le NON au référendum des Français aura donc à la fois un sens national et européen.
Il affirmera la renaissance dune France qui enfin veut sortir de la politique dabandon qui la caractérise, gauche et droite confondue, depuis 30 ans.
Il affirmera lambition dune Europe qui ne se plie pas à une mondialisation inhumaine et qui, tout au contraire, reprend le flambeau de lesprit des Lumières. Quel pays mieux que la France peut incarner cette résistance dun humanisme face à cette nouvelle jungle ?
Pour conclure, je ne peux résister à lenvie de vous lire un texte prémonitoire de la fin des années 70.
La plupart dentre vous reconnaîtra son auteur.
"LEurope que nous attendions et désirions, dans laquelle pourrait sépanouir une France digne et forte, cette Europe, nous savons depuis hier quon ne veut pas la faire.
Tout nous conduit à penser que, derrière le masque des mots et le jargon des technocrates, on prépare linféodation de la France, on consent à lidée de son abaissement.
En ce qui nous concerne, nous devons dire NON.
En clair, de quoi sagit il ? Les faits sont simples, même si certains ont cru gagner à les obscurcir.
Une Europe fédérale ne manquerait pas dêtre dominée par les intérêts américains. Cest dire que les votes de majorité, au sein des institutions européennes, en paralysant , la volonté de la France, ne serviront ni les intérêts français, bien entendu, ni les intérêts européens. En dautres termes, les votes des 81 représentants français pèseront bien peu à lencontre des 829 représentants de pays eux mêmes excessivement sensibles aux influences doutre Atlantique.
Telle est bien la menace dont lopinion publique doit être consciente.
Il est de fait que cette Communauté en dehors dune politique agricole dailleurs menacée, tend à nêtre, aujourdhui guère plus quune zone de libre échange favorable peut être aux intérêts étrangers les plus puissants, mais qui voue au démantèlement des pans entiers de notre industrie laissée sans protection contre des concurrences inégales, sauvages, ou qui se gardent de nous accorder la réciprocité. On ne saurait demander aux Français de souscrire ainsi à leur asservissement économique, au marasme et au chômage.
Dans la mesure où la politique économique propre au gouvernement français contribue pour sa part aux mêmes résultats, on ne saurait davantage lui obtenir lapprobation sous le couvert dun vote relatif à lEurope.
La politique européenne du gouvernement ne peut, en aucun cas, dispenser la France dune politique étrangère qui lui soit propre. LEurope ne peut servir à camoufler leffacement dune France qui naurait plus sur le plan mondial ni autorité, ni idée, ni message, ni visage. Nous récusons une politique étrangère qui cesse de répondre à la vocation dune grande puissance, membre permanent du Conseil de Sécurité des Nations-Unies et investie de ce fait de responsabilités particulières dans lordre international.
Cest pourquoi nous disons NON.
NON à la politique de supranationalité.
NON à lasservissement économique.
NON à leffacement international de la France.
Favorables à lorganisation européenne, oui, nous le sommes pleinement. Nous voulons, autant que dautres, que se fasse lEurope. Mais une Europe européenne où la France conduise son destin de grande nation. Nous disons non à une France vassale clans un empire de marchands, non à une France qui démissionne aujourdhui pour seffacer demain.
Puisquil sagit de la France, de son indépendance et de son avenir, puisquil sagit de lEurope, de sa cohésion et de sa volonté, nous ne transigerons pas.
Nous lutterons de toutes nos forces pour quaprès tant de sacrifices, tard dépreuves et tant dexemples, notre génération ne signe pas, dans lignorance, le déclin de la Patrie.
Comme toujours quand il sagit de labaissement de la France, le parti de létranger est à luvre avec sa voix paisible et rassurante. Français, ne lécoutez pas. Cest lengourdissement qui précède la paix de la mort.
Mais comme toujours quand il sagit de lhonneur de la France, partout des hommes vont se lever pour combattre les partisans du renoncement et les auxiliaires de la décadence.
Avec gravité et résolution, je vous appelle dans, un grand rassemblement de lespérance, à un nouveau combat, celui pour la France de toujours dans lEurope de demain."
Mes amis, il ne dépend plus que de nous de ne pas prononcer de beaux discours ne débouchant sur rien.
La tâche ne sera pas aisée mais nous le pouvons.
Nous lançons aujourdhui la chaîne du NON pour une France qui veut vivre.
5 millions de messages Internet en 3 mois, 1 million de porte-à-porte en 3 mois.
Un travail discret, de conviction pour démontrer que lEurope mérite mieux, que la France veut rester libre.
Vive la République !
Vive la France !


