PCF

Publié le par France Républicaine

 

PARIS, 8 mars 2005 (AFP) - Les députés communistes ont demandé mardi la création d'une commission d'enquête parlementaire pour "faire le point" sur les conséquences de la "libéralisation" des services publics français, dont ils jugent l'Europe responsable. Une raison de plus, selon eux, de dire "non" à la Constitution européenne.

"Il est urgent que le bien-fondé de cette vaste entreprise de dérégulation des services publics soit soumis à un examen critique", a estimé le député PCF Daniel Paul lors d'une conférence de presse, citant les cas de France Télécom, EDF-GDF, La Poste ou la SNCF. "Nous demandons que le point soit fait".

Dans les services publics, "on constate en effet une hausse généralisée des tarifs" et "la qualité des réseaux s'est dégradée", a-t-il estimé, évoquant encore "la fermeture de lignes de fret et de bureaux postaux de plein exercice dans les zones les moins peuplées". En matière d'énergie, enfin, "la Corse est confrontée à une insuffisance de distribution d'électricité", a-t-il déploré. "Il semble donc que le marché ne soit pas à même de respecter les missions fondamentales des services publics", a-t-il conclu.

Hostile à la Constitution européenne, M. Paul juge qu'à quelques semaines du référendum du 29 mai, "la mise en place d'une commission d'enquête comme celle-là serait de nature à éclairer l'opinion" alors qu'au niveau européen "tout indique la volonté de poursuivre dans la voie de la concurrence et de l'ouverture de capital, étape vers la privatisation". "Il est encore temps dans cette construction européenne de corriger le tir", a-t-il plaidé.

La proposition de résolution mettant en place cette commission d'enquête sera débattue à l'Assemblée le 17 mars dans le cadre d'une "niche" (séance réservée) du groupe communiste.

 

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