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Publié le par France Républicaine

PARIS, 2 mars 2005 (AFP) - La CFTC-cheminots a dénoncé mercredi le "double langage" de Bruxelles, après la décision de la commission européenne de donner son "feu vert" à l'aide de 800 M EUR apportée par l'Etat français à l'activité fret de la SNCF.

"Cette initiative illustre une nouvelle fois le double langage pratiqué par les instances européennes qui prônent le développement du rail alors que, dans les faits, elles planifient sa récession", a affirmé la CFTC dans un communiqué.

Selon le syndicat, "aucune législation économique et sociale n'existe à ce jour pour éviter les distorsions de concurrence entre les anciens et les nouveaux opérateurs ferroviaires".

De plus, a ajouté la CFTC, "aucun retour d'expérience n'a été effectué entre les différentes étapes de la libéralisation des trafics ferroviaires".

Et le syndicat de conclure qu'"à ce rythme, le rail va rapidement rejoindre la route pour connaître à son tour dumping social, concurrence déloyale et les inévitables accidents."

La Commission européenne a donné mercredi son feu vert au plan de restructuration de l'activité fret de la SNCF.

Ce plan de recapitalisation, annoncé en janvier 2004 et notifié à la Commission en septembre, prévoit notamment que l'Etat français injecte 800 millions d'euros sur trois ans, avec un apport supplémentaire de 700 millions de la SNCF elle-même.

 

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