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Publié le par France Républicaine

PARIS, 16 fév 2005 (AFP) - Les professionnels du textile français ont dénoncé mercredi la décision de la Commission européenne d'anticiper l'entrée en vigueur au 1er avril de son nouveau système de préférences commerciales, pour aider les pays affectés par les tsunamis du 26 décembre en Asie.

"Il est inacceptable qu'au moment de la fin des quotas, de la montée en puissance des industries chinoises et indiennes, la Commission prête main forte à la Chine et à l'Inde. C'est un coup de poignard porté dans le dos de nos emplois français et la condamnation à mort de l'espace euroméditérranéen", a déclaré Claude Tétard, président de l'Union françaises des industries de l'habillement (UFIH).

"On veut nous faire croire, au nom d'une légitime solidarité avec des peuples d'Asie traumatisées par le tsunami, que cette solidarité doit s'exercer contre des emplois textiles en France et en Europe. C'est inacceptable", a commenté de son côté Guillaume Sarkozy, président de l'Union des Industries Textiles (UIT).

La Commission européenne a annoncé jeudi dernier l'entrée en vigueur anticipée, au 1er avril, de son nouveau système de préférences commerciales.

Dans le cas de la Thaïlande, de l'Indonésie et de l'Inde, bénéficiaires du nouveau régime général, les tarifs à l'importation vont baisser sur des produits clefs de leur commerce extérieur (de 12% à 4,2% pour les crevettes thaïlandaises, de 12 à 9,5% pour les textiles indiens, de 17% à 13,5% sur les chaussures venues de Thaïlande et d'Inde).

Le système européen dit de préférences généralisées couvre 178 pays ou territoires, des flux commerciaux annuels de 52 milliards d'euros, et accorde aux pays en développement plus d'accès au marché que les schémas équivalents combinés des Etats-Unis, du Japon et du Canada.

 

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