Bolkestein - UPA

Publié le par France Républicaine

PARIS, 10 fév 2005 (AFP) - L'UPA a réaffirmé jeudi son opposition au projet de directive européenne de libéralisation des services, dite directive Bolkestein, en craignant que le gouvernement "ne capitule en rase campagne" sur le sujet, une fois passé le référendum sur la Constitution européenne.

"Je trouve assez extraordinaire qu'aujourd'hui le gouvernement demande à ce qu'on retire la directive Bolkestein, qu'il avait votée à l'unanimité il y a peu de temps", a déclaré Jean Lardin, vice-président de l'Union des professions artisanales (UPA), lors d'une conférence de presse.

"Depuis le début, nous, à l'UPA, nous disons clairement que cette directive service comporte en son sein des dangers extraordinaires, a ajouté M. Lardin, également président de la Capeb (bâtiment), l'une des trois confédérations de l'UPA.

"Intéressez-vous plutôt à ceux qui bougent au gré du vent. Cette proposition n'a pas été retirée: laissons passer le référendum, et vous verrez, on capitulera en rase campagne", a-t-il prédit.

"Et je trouve assez fort que le Medef (l'une des trois organisations patronales représentatives au niveau national avec l'UPA et la CGPME, ndlr) demande lui aussi qu'on la retire alors que l'organisation qui le représente au niveau européen, l'Unice, s'était prononcée pour", a souligné M. Lardin.

"Nous avons même dû nous employer pour que notre organisation interprofessionnelle au niveau européen, l'UEAPME, qui en avait bien envie, ne donne pas son accord à cette directive", a-t-il enfin souligné.

Début février, le président Jacques Chirac a demandé "une remise à plat complète" de ce projet de directive. Le premier ministre Jean-Pierre Raffarin avait ensuite affirmé que cette directive était "inacceptable" et que la France "prendrait tous les moyens" pour s'y opposer.

La directive prévoit notamment d'instaurer le principe controversé du "pays d'origine", selon lequel une entreprise prestataire de service ne serait plus soumise à la loi du pays dans lequel elle effectue ce service, mais à la loi du pays dans lequel elle est établie.

 

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