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Publié le par France Républicaine

PARIS, 9 fév 2005 (AFP) - Jean-Luc Cazettes, le président de la CFE-CGC, appelle le gouvernement à bloquer définitivement la directive Bolkestein sur la libéralisation des services en Europe, faute de quoi il menace de s'engager "fermement dans une campagne pour le non au référendum".

Dans un éditorial paru dans l'hebdomadaire Encadrement Magazine, M. Cazettes souligne que la CFE-CGC ne saurait se "satisfaire d'une simple suspension de la directive qui nous reviendrait dès le référendum passé".

La directive Bolkestein sur la libéralisation des services en Europe, si elle venait à être appliquée en l'état, permettrait aux entreprises d'appliquer le droit du pays d'origine, soit un risque de dumping social. Elle a été remise en chantier après avoir provoqué un tollé du côté des syndicats et rencontré l'hostilité de gouvernements comme celui de la France.

La CFE-CGC "ne sera pas dupe: elle exige que nos gouvernants obtiennent pour le moins le retrait de la règle du pays d'origine. Si tel n'était pas le cas, si, par insouciance, paresse ou lassitude on laissait passer ce texte en l'état, alors il est clair que devant cette menace, et quitte à remettre en cause beaucoup de choses, nous serions amenés à nous engager clairement, fermement, avec ardeur et conviction, dans une campagne pour le NON", affirme M. Cazettes.

Appelant à "lever les ambiguïtés", il ajoute: "J'espère encore que le bon sens et le souci de nos concitoyens va l'emporter, et ne nous amènera pas à des situations aussi excessives. La balle est, maintenant, dans le camp de tous les politiques".

M. Cazettes affirme que "notre Europe, l'Europe des citoyens, n'est pas, ne doit pas être un outil de plus dans la panoplie des armes de destruction massive contre les salariés. Faute de quoi ce ne sera plus un rêve mais un cauchemar".

 

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