réunion publique

Publié le par France Républicaine

FONTENAY-SOUS-BOIS (Val-de-Marne), 7 fév 2005 (AFP) - Un large éventail de personnalités allant de la gauche du PS jusqu'à l'extrême gauche, en passant par le PCF et les altermondialistes, a fait cause commune lundi soir à Fontenay-sous-Bois pour dire "J'aime l'Europe, je vote non".

La présence de deux membres du bureau national du Parti socialiste, Gérard Filoche et Marc Dolez, bravant les consignes de leur formation engagée pour le oui au référendum national sur la Constitution européenne prévu d'ici le mois de juin, donnait un relief particulier à cette réunion, organisée par le collectif du Val-de-Marne de l'appel des 200, en présence de sept à huit cents personnes.

Cet appel avait été lancé en décembre dernier sous l'égide de la fondation Copernic par des militants syndicaux (FSU, CGT, etc.) et associatifs (Attac...) caractérisant la Constitution de l'Union européenne comme "l'ensemble juridique libéral le plus complet et contraignant de la planète", et ayant "le marché pour idole".

Assis autour de petites tables sur la scène de la salle Jacques Brel se sont côtoyés, outre M. Filoche, Francis Wurtz, député européen PCF, Claire Villiers (Alternative citoyenne) et Francine Bavay (Verts), vice-présidentes de la région Ile-de-France, Jacques Nikonoff, président d'Attac, Yves Salesse (Copernic), le syndicaliste Michel Angot (FSU) ou encore Alain Krivine, porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR). M. Dolez, lui, s'était mêlé à l'assistance.

Réunir une telle brochette "est déjà un événement politique", a souligné d'entrée de jeu Michel Bréhier (Alternative citoyenne).

Inspecteur du travail, Gérard Filoche, membre de la minorité Nouveau Parti socialiste, a dénoncé "la guerre contre le droit du travail en France et en Europe", et relativisé la portée de sa participation, lui et ses amis partisans du non s'exprimant "mezza voce" tandis que le PS "a les affiches, l'appareil, bref les moyens".

Premier secrétaire de la fédération PS du Nord, Marc Dolez était venu lui prêter main forte parce que, a-t-il dit, "il serait suicidaire pour le PS" d'exclure les récalcitrants.

Dans la matinée cependant, la porte-parole du PS Annick Lepetit avait écarté qu'il soit aujourd'hui question de les chasser du parti. "Je ne suis pas sûre que la bonne idée serait de sanctionner aujourd'hui Jean-Luc Mélenchon" et les autres indisciplinés, avait-elle affirmé.

Aucun intervenant n'a jugé opportun "d'en rajouter" sur les divisions des socialistes. "Il y a une minorité du PS qui se bat, c'est bien", a sobrement commenté Alain Krivine, en marge de la réunion. Selon le dirigeant de la LCR, ce genre d'initiatives "marque le regroupement intéressant d'une gauche anti-libérale". "Je ne sais pas ce que cela donnera, mais en tout cas, ça correspond à une attente", a-t-il ajouté.

 

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