syndicats - FO

Publié le par France Républicaine

PARIS, 6 fév 2005 (AFP) - Le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, a refusé de se prononcer sur le traité constitutionnel européen au nom de son organisation, qui "n'a jamais confondu les citoyens et les travailleurs", a-t-il dit au Grand jury RTL/Le Monde/LCI.

"Cela fait plus de 10 ans qu'on est très critiques sur les modalités de la construction européenne", a rappelé M. Mailly, interrogé sur la position de FO vis-à-vis du traité constitutionnel.

"On est très critiques encore aujourd'hui sur le pacte de stabilité et de croissance", a-t-il insisté, estimant que "de l'acte unique en passant par les différents traités, c'est une Europe d'inspiration libérale" qui se construit.

Pour autant, a-t-il pris soin de préciser, "il y a une tradition à Force ouvrière depuis toujours: FO est une organisation qui n'a jamais confondu les citoyens et les travailleurs".

"Cela nous permet d'analyser sereinement, calmement, de dire les choses, d'aller au fond", a commenté M. Mailly, pour qui "quel que soit le résultat" du référendum qui sera organisé en France, ce ne sera "pas la fin du monde".

M. Mailly s'est refusé à commenter le "non" de la CGT, qui équivaut à une consigne de vote au référendum, à l'encontre de la volonté de son secrétaire général, Bernard Thibault.

Il a enfin exprimé le souhait "qu'au niveau européen, le syndicalisme soit plus combatif, plus revendicatif", et s'est réjoui que sur la directive Bolkestein concernant la libéralisation des services, "il y ait une position très critique de la Confédération européenne des syndicats".

 

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